Spatial militaire : « Nous devons former à agir dans l'espace »
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Le Commandement de l'espace veut passer de 300 à près de 500 militaires en 2030.
Rémi Benoit
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Le Commandement de l'espace veut passer de 300 à près de 500 militaires en 2030.
Rémi Benoit
En 2018, la ministre française des Armées Florence Parly avait dénoncé le comportement « inacceptable » du satellite espion russe Luch-Olymp qui s'était approché du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus. Depuis, « les comportements désinhibés de nos compétiteurs le démontrent, des actions malveillantes ou menaçantes n'ont cessé d'augmenter, elles se sont même accrues depuis 2022 », alertait le général Chusseau, commandant de l'espace en février dernier lors de SparteX, l'exercice spatial militaire français de planification et de conduite des opérations spatiales.
« Si le satellite russe Luch-Olymp a été retiré du service, son petit frère Luch-Olymp K2 continue de s'approcher des satellites occidentaux pour écouter ce qui se passe en matière de renseignement électromagnétique. Le brouillage des signaux GPS en Europe centrale par la Russie génère régulièrement des blackouts qui sont préjudiciables à la sécurité aérienne et maritime. Il existe aussi un brouillage régulier de satellites de télécommunication occidentaux comme au début de la guerre en Ukraine. Des essais de missiles antisatellites ont été réalisés en 2020 par la Chine et en 2021 par la Russie », ajoutait le général.
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Pour préparer la France aux futurs conflits dans l'espace, le Commandement de l'espace, qui compte aujourd'hui plus de 300 personnels, vise près de 500 militaires en 2030. Une montée en puissance qui va demander de former des bataillons de recrues au milieu spatial. « Même si nous faisons déjà depuis un certain temps de la surveillance de l'espace et de l'appui spatial aux opérations (terrestres ou aériennes, NDLR), la vraie nouveauté, c'est l'action dans l'espace. Il faut savoir quelle manœuvre choisir pour signifier quelque chose d'un point de vue militaire. Ensuite, il faut exécuter cette manœuvre et mener ce type de manœuvre de manière synchronisée », met en avant, Patrick Heim, directeur du centre de formation aux opérations spatiales militaires (CFOSM) au sein du CDE le 19 mai lors d'une journée organisée à Toulouse par l'Académie spatiale de défense.