« La guerre de demain peut être perdue dans l'espace » (Commandant de l'espace)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'exercice Spartex s'est tenu dans les nouveaux locaux du commandement de l'espace à Toulouse.
Rémi Benoit
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'exercice Spartex s'est tenu dans les nouveaux locaux du commandement de l'espace à Toulouse.
Rémi Benoit
« Un laser a ébloui l'un de nos satellites. Grâce à un missile de croisière, nous neutralisons le laser pour que le satellite recouvre la pleine utilisation de ses moyens », décrit le colonel Fleury. Tel est l'un des rebondissements joué lors de SparteX, l'exercice spatial militaire français de planification et de conduite des opérations spatiales.
Pendant trois semaines, plus de 200 militaires se sont entraînés depuis le Commandement de l'espace à Toulouse à parer les menaces de conflits en orbite dans un environnement très réaliste. « Les joueurs doivent détecter parmi plus de 4 000 satellites les potentielles menaces, c'est comme rechercher une aiguille dans une meule de foin », commente le colonel Fleury, directeur de l'exercice.

Pour y parvenir, les militaires se reposent sur près de 30 capteurs dont des télescopes ou des radars. Huit partenaires industriels mettent à disposition leurs moyens dont ArianeGroup qui simule son réseau de télescopes pour surveiller l'espace. Pour sa part, l'Onera aide le CDE à s'appuyer sur un supercalculateur qui brasse le volume colossal de données générées par la simulation. Au-delà de faire gagner en maturité les forces armées sur la maîtrise des opérations spatiales, l'exercice a aussi vocation à créer des coopérations entre les différents domaines de conflictualité (terre, air, mer, cyber...).
À lire également
SparteX a même simulé cette année une guerre informationnelle. « Mercure (nation fictive, créée pour l'exercice ) mène une campagne de désinformation propageant l'idée que la France mène une stratégie d'escalade avec une attitude belliqueuse envers le satellite de Mercure, Sauron. En se reposant sur des chiffres et des éléments narratifs, la France peut inverser la tendance » , explique le lieutenant Julie.