Placée en redressement judiciaire au cœur de l’été, la biotech lyonnaise Poxel a présenté la feuille de route qui doit lui permettre de rebondir. Les actionnaires devront voter un certain nombre de mesures le 11 décembre prochain pour la confirmer.Déclarée en cessation de paiements le 29 juillet dernier, la biotech lyonnaise Poxel, implantée au coeur du Biodistrict, était placée en redressement judiciaire une semaine plus tard par le Tribunal de commerce de Lyon. La société, créée en 2009, est spécialisée dans le développement de traitements innovants pour les maladies chroniques graves à physiopathologie métabolique et les maladies métaboliques rares.
Alors qu'en 2020, la biotech réussissait une augmentation de capital de 17,7 millions d'euros et se voyait octroyer un PGE de 6 millions d'euros, elle accusait déjà certaines difficultés en 2023. Au premier semestre de cette année-là, ses pertes avaient quasiment doublé, entraînant une lourde chute de son action.
Le lancement de cette procédure de redressement judiciaire s'est coordonné avec un changement de direction, Nicolas Trouche remplaçant alors Thomas Khun comme DG, et a offert quelques mois à la société pour structurer un plan de relance. « Poxel examinera durant cette période toutes les options lui permettant la poursuite de ses activités, notamment un plan de continuation », précisait alors la biotech par voie de communiqué, début août. Trois mois et demi plus tard, la feuille de route est dévoilée à la presse, mettant en avant une volonté d'étendre ses marchés et de ré-organiser l'entité.
Réduire les coûts et pousser vers l’Asie
« La nouvelle direction a travaillé dès le mois d’août à la rationalisation de la structure de coûts afin de préserver durablement la trésorerie et de recentrer les dépenses sur les besoins liés au développement commercial », explique la direction. Notamment via un « ajustement des effectifs », la réduction des coûts administratifs et d’audit. Ce, grâce au transfert de la cotation sur Euronext Growth qui doit permettre de diminuer les charges réglementaires. Certaines fonctions centrales sont également externalisées afin de réduire durablement les coûts fixes.