Une trentaine de propositions destinées à redessiner la politique familiale de la France ont été dévoilées ce mercredi dans un rapport parlementaire. Objectif : redresser la natalité, en berne depuis une quinzaine d’années.
Révolutionner la politique familiale et la société : telle serait la clé pour contrer la baisse de la natalité en France, selon un rapport parlementaire publié ce mercredi. « Les Français ont encore envie d’avoir des enfants, mais ils y renoncent en raison de diverses difficultés. C’est là où le politique peut et doit agir », estime dans une interview à l’AFP le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, rapporteur de ce document fort d’une trentaine de propositions.
La publication de ce rapport intervient moins d’un mois après la parution des derniers chiffres de l’Insee qui font état d’une natalité toujours en berne dans l’Hexagone. Le nombre de naissances a même été inférieur à celui des décès en 2025, une première en 80 ans.
Infographie (Crédits : La Tribune)
250 euros par enfant et par mois
La mesure phare proposée dans le rapport parlementaire repose sur un remodelage total des allocations familiales. Elles sont aujourd’hui versées à partir du deuxième enfant à charge et selon des conditions de ressources. Des critères qui n’existeraient plus pour laisser place à un « versement familial unique », à savoir une allocation de 250 euros par mois et par enfant, jusqu’à ses 20 ans.
Une idée que le rapporteur du texte chiffre « entre 35 et 40 milliards d’euros par mois », soit un surcoût par rapport au fonctionnement actuel « de 5 à 10 milliards d’euros ». « On peut [la] financer à la fois en redéployant des moyens de la politique familiale actuelle et en demandant un effort supplémentaire de la nation », précise Jérémie Patrier-Leitus.