A un peu plus de trois ans de la date de la livraison des ouvrages olympiques, COJOP et Solideo, réunis à Marseille pour mobiliser le monde entreprenarial, font cause commune : il faut désormais accélérer le tempo. Et en finir avec les derniers sujets qui fâchent, dont la patinoire prévue pour s’installer à Nice.C’est en quelque sorte une jolie photo de famille que les Alpes 2030 ont donné à voir à Marseille lors du lancement de la mobilisation des filières économiques. Renaud Muselier, en hôte, entouré d’Edgar Grospiron, le président du Comité d’organisation, de Damien Robert, le directeur général de la Solideo et de l’ex-préfet Michel Cadot, arrivé en interim voici quelques semaines au Cojop pour soutenir son président.
Rassurer et accélérer
Une façon de faire front uni et d’oublier les vicissitudes de ces derniers mois, de rassurer alors que le calendrier, lui, n’attend pas. D’autant que les élections municipales ont quelque peu préempté le champ de la communication. « Nous avons essayé de laisser les Jeux en dehors des Municipales afin de ne pas créer de parasitage. Mais nous avons besoin maintenant d’accélérer, de faire en sorte que tout ce qui est programmé, financé, voté et organisé puisse servir la mise en place dans les deux régions concernées », indique Renaud Muselier, qui ne cache pas ni sa satisfaction de voir son idée de Jeux d’Hiver dans les Alpes se réaliser, ni son envie pressante que tout, désormais, se passe de manière fluide et cohérente.
Un sentiment partagé par Damien Robert. Car les infrastructures, c’est lui. Lui qui, via la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) est en charge de rendre concret ce qui fera les Jeux hors du champ sportif. « Nous n’allons pas faire ces jeux tous seuls », mais avec les entreprises, petites, moyennes, intermédiaires et grandes d’où la journée de mobilisation des filières économiques, organisée ce 25 mars à Marseille. « Il nous faut livrer une quarantaine d’ouvrages sur quatre sites en un temps très réduit. Nous ne pourrons faire qu’avec les entreprises, notamment les TPE PME mais nous voulons éviter les appels d’offres infructueux ».