1er-Mai : CFDT et CGT soulignent l’urgence d'augmenter les salaires
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La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet demande aussi un blocage des prix des carburants.
REUTERS - Stephanie Lecocq
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La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet demande aussi un blocage des prix des carburants.
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Un impératif. Les dirigeantes de la CFDT et de la CGT ont réclamé ce vendredi des augmentations de salaires face au retour de l’inflation, tout en défendant le caractère chômé et férié du 1er-Mai.
Pour répondre aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet demande un blocage des prix des carburants, une augmentation de 5 % du Smic, le rétablissement de l’indexation des salaires sur les prix, ainsi qu’une revalorisation des pensions et des minima sociaux. Des revendications qui figurent dans une lettre adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu et obtenue par l’AFP.
« Nous pensons qu’il faut nationaliser TotalEnergies parce que l’énergie, c’est un bien essentiel, on le voit aujourd’hui et ce n’est pas possible que ça soit renvoyé à la loi du marché », a aussi estimé Sophie Binet sur France Inter.
« Il faut que le Smic puisse être augmenté parce qu’il y a une inflation aujourd’hui », estimée à plus de 2 %, a déclaré de son côté sur France Info la cheffe de file de la CFDT Marylise Léon.
Il doit y avoir « en parallèle des négociations dans les différentes branches professionnelles », a-t-elle estimé, soulignant que parmi les 47 branches professionnelles, des conventions collectives avaient « des niveaux de coefficient qui sont sous le Smic ».
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Les deux dirigeantes syndicales étaient aussi interrogées sur l’ouverture des boulangeries et des fleuristes le 1er-Mai, que le gouvernement veut tolérer alors que la loi n’a pas été modifiée cette année.
« Pour la CFDT, les professions de la boulangerie et des fleuristes doivent passer par des accords collectifs de branches pour pouvoir définir les modalités d’ouverture, et notamment les modalités de volontariat des salariés qui peuvent être amenés à travailler ce jour férié. Ça ne doit concerner que l’artisanat, que ce soit très clair et uniquement ces deux branches », a expliqué Marylise Léon.
« Le problème des boulangers, ce n’est pas d’ouvrir le 1er-Mai mai, c’est leur facture d’énergie qui explose, c’est le prix des matières premières et du blé qui augmente considérablement. Et c’est le dumping organisé par la grande distribution, les franchisés, les markets, etc... qui les mettent en difficulté », a jugé pour sa part Sophie Binet. Les deux dirigeantes se retrouveront en début d’après-midi à Paris en tête du cortège pour la traditionnelle manifestation syndicale du 1er-Mai.
1er-Mai: plus de 300.000 manifestants en France
Plus de 300.000 personnes ont manifesté, vendredi dans toute la France, pour la défense du 1er-Mai férié et chômé et pour des hausses de salaires, dont environ 100.000 à Paris, selon un décompte de la CGT. De nombreux artisans boulangers et fleuristes ont fait travailler leurs salariés avec le soutien du gouvernement et en dépit de la loi qui l'interdit et des protestations des syndicats.
(Avec AFP)
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