L'OCDE recommande à la Norvège de supprimer son impôt sur la fortune
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Drapeau de la Norvège.
SS - REUTERS - Kai Pfaffenbach
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L'OCDE a recommandé mercredi à la Norvège de réduire son impôt sur la fortune, un sujet sensible dans ce pays scandinave, en l'inscrivant dans une réforme plus large qui taxerait davantage l'immobilier et les héritages et allègerait la charge sur le travail et le capital.
La Norvège est l'un des rares pays d'Europe à avoir conservé un impôt sur la fortune, instauré dans le royaume scandinave dès la fin du XIXᵉ siècle.
Pour une personne seule, celui-ci s'applique aujourd'hui au patrimoine net (fortune moins dettes) dépassant 1,9 million de couronnes (172 000 euros). Au-delà de cette somme, les contribuables sont assujettis à une taxe de 1 %, un taux qui passe à 1,1 % à partir de 21,5 millions de couronnes.
« Bien qu'ils aient un effet redistributif considérable, les impôts sur la fortune nette pourraient décourager l'investissement, en particulier dans les petites entreprises ou les entreprises familiales, car la taxation du capital peut entraîner des rendements sur investissement négatifs après impôt », souligne l'Organisation de coopération et de développement économiques dans son rapport bisannuel sur l'économie norvégienne.
Ces recommandations surviennent alors que le gouvernement travailliste, minoritaire au Parlement, prévoit de présenter une réforme fiscale en 2027 au plus tard. L'impôt sur la fortune est une des principales pierres d'achoppement entre la gauche et l'opposition de droite, qui veut soit le réduire, soit le supprimer.
Ses partisans y voient une mesure de justice fiscale, jugeant important que les plus riches contribuent au généreux État-providence, tandis que ses détracteurs arguent qu'il fait fuir les entrepreneurs et décourage l'innovation. L'OCDE, elle, rappelle que « la Norvège demeure l'une des économies les plus prospères et les plus égalitaires au monde »
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L'organisme a aussi mis en garde le pays nordique sur un autre point : sa dépendance croissante à son gigantesque fonds souverain qui pèse aujourd'hui près de 22 000 milliards de couronnes (1 990 milliards d'euros).
Les ponctions dans ce fonds, alimenté par les revenus pétro-gaziers de l’État et largement investi sur les marchés boursiers, représentent désormais 27 % des dépenses publiques, contre 3 % en 2001, note-t-elle.
Face aux risques de turbulences boursières, « une diminution durable de la valeur du fonds pourrait poser des problèmes considérables pour la politique budgétaire », estime-t-elle, en prônant un plan structurel de dépenses à moyen terme.
(Avec AFP)
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