L’exécutif a dévoilé, mercredi 6 mai, un document sur l’évolution des marges brutes de transport-distribution entre le 1er janvier et le 4 mai. En moyenne, elles sont « équivalentes à celles pratiquées avant crise », constate-t-il.Le gouvernement poursuit son opération de transparence sur les conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient. Après avoir abondamment communiqué sur le surplus de fiscalité encaissé par l’État, en raison de la hausse des prix des carburants, il a rendu public, mercredi 6 mai, un document qui retrace l’évolution moyenne des marges brutes des distributeurs entre le 1er janvier et le 4 mai, soit avant et après le début du conflit. Un travail qui résulte « des échanges nourris » avec les distributeurs, a-t-il fait savoir.
Et le verdict paraît sans appel : « À date du 4 mai, le gouvernement observe qu’en moyenne les marges brutes de transport-distribution sont équivalentes à celles pratiquées avant crise », peut-on lire. Dit autrement par Bercy : « Depuis le début de la crise, le dialogue exigeant entre les distributeurs et l’État a eu un impact et il n’y a pas eu d’abus majeur. » Le document sera remis à jour chaque semaine.
Mais qu’entend-on par « marges brutes » ? Concrètement, c'est « l’écart entre le prix à la pompe hors taxes (TVA et accise sur les produits énergétiques) et les cours des produits raffinés du gazole et de l’essence », précise l’exécutif. « Elles couvrent l’ensemble des activités qui sont entre la sortie des carburants de la raffinerie et le moment où ils arrivent à la pompe, dans votre réservoir », simplifie Bercy. C’est-à-dire les coûts logistiques — stockage en dépôts et transports vers les stations-service —, les coûts de distribution — exploitation des stations-service et masse salariale —, coûts de réglementations — certificats d’économie d’énergie (CEE) et biocarburants — et la marge commerciale des distributeurs. La marge brute englobe donc la marge nette des distributeurs. Cette « marge commerciale de chaque station-service/de chaque réseau est une donnée confidentielle propre à chaque opérateur et dont l’État ne dispose pas dans des bases de données », précise le ministère de l’Économie.