Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan préconise un aménagement et une réduction du temps de travail « choisi », un meilleur accompagnement pour les travailleurs les plus âgés dans la formation professionnelle. Objectif ? Doper l’emploi des seniors face au spectre du chômage de longue durée.Comment favoriser l’emploi des seniors en France ? À quelques mois de l’élection présidentielle, cette question brûlante risque de revenir au premier plan des débats sur les retraites alors que les équipes des candidats peaufinent les programmes.
Dans l’Hexagone, le taux d’emploi des seniors a certes grimpé en flèche (60 %), sous l’effet des réformes des retraites successives, mais son niveau demeure en deçà de la moyenne européenne (65 %) pour les plus de 60 ans.
En outre, le chômage de longue durée frappe en premier lieu les plus de 50 ans avec un taux de 40 % contre 24 % pour les 25-49 ans et seulement 8 % pour les 15-24 ans. Pour tenter d’enrayer cette tendance, le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan a mis sur la table ce mercredi 22 juillet plusieurs leviers : « favoriser une transition plus progressive entre emploi et retraite ; et renforcer la formation continue, tout au long de la vie active ».
Le levier du recul de l’âge de départ « ne peut suffire à lui-même », explique Clément Beaune, haut-commissaire à la stratégie et au plan. Pour développer leurs propositions, les économistes du commissariat ont étudié à la loupe les modèles nordiques, source d’inspiration du clan macroniste depuis 2017. « Un nouveau pacte social où travailler plus longtemps irait de pair avec une décélération ou une adaptation en fin de carrière. Un nouveau pacte français combinant plus de travail, plus de formation, plus de choix, plus de flexibilité dans les organisations », écrit l’ancien ministre des Transports.