Un comité scientifique a évalué la deuxième vague d’expérimentations du dispositif « Territoire zéro chômeur de longue durée », afin de mesurer l’intérêt de sa pérennisation au-delà de 2026. Si des effets tangibles sur les territoires et sur les personnes bénéficiaires sont constatés, le rapport préconise de travailler son efficacité.« L’exclusion sociale due à la privation d’emploi n’est pas inéluctable ». C’est le constat qui a prévalu, à l’origine, au lancement de l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » (TZCLD), une initiative citoyenne fondée également sur l’idée que le coût du chômage dépasserait celui d’un emploi financé par la collectivité.
Le dispositif, qui cible des publics très éloignés de l’emploi, s’est déployé en deux phases sur dix ans : 2016-2021 sur dix territoires et 2021-2026 sur 83 territoires.
Le principe : la création d’un comité local pour l’emploi (CLE)
qui identifie des personnes privées durablement d’emploi (PPDE) et volontaires, qui sont embauchées en CDI par des entreprises à but emploi (EBE). A la mi-2025, le dispositif comptait près de 4 000 salariés répartis dans 92 EBE.
C’est cette deuxième vague que vient évaluer un rapport du comité scientifique à la demande du ministre du Travail pour mesurer l’intérêt de sa pérennisation au-delà de 2026. Présidé par Yannick L’Horty, qui promet « une évaluation indépendante », ce comité qui compte notamment des chercheurs (sociologues, politistes, économistes) est animé par la Dares et le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan.
Un portage politique indispensable
« Les territoires labellisés TZCLD, ruraux ou urbains, sont diversifiés en taille et en population, et un sur deux a un taux d’inscrits à France Travail supérieure à moyenne nationale, deux sur trois un taux de ménages allocataires du RSA supérieur à la moyenne nationale », indique en préalable Yannick L’Horty.