À l’heure du début des JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina (Italie), une autre décision forte qui ne devrait pas passer inaperçue : après plusieurs semaines d’une crise de gouvernance au sein du comité d’organisation des JO 2030 ayant abouti à plusieurs départs, l’un des instigateurs du dossier, la région Auvergne-Rhône-Alpes, prévoit de baisser sa première tranche d’aides de 7,5 millions à 3 millions d’euros au Cojop.En apparence, le ton de la toute dernière décision de la région Auvergne-Rhône-Alpes se veut prudent et mesuré. Celle-ci pourrait cependant faire du bruit. À l’aube du coup d’envoi des XXVes Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, qui se dérouleront du 6 au 22 février 2026, la collectivité co-porteuse des futurs JO des Alpes 2030, aux côtés de la région Sud, entend prendre, dès ce vendredi, une mesure plus « musclée ».
Alors que son président LR, Fabrice Pannekoucke, s’apprête à s’envoler pour l’ouverture des Jeux de Milan, sa commission permanente se réunit ce matin. Elle compte rétropédaler quant à l’octroi d’une enveloppe de financement promise au Cojop. Cette institution basée à Lyon, chapeautée par Edgar Grospiron, doit assurer l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030.
Sur les 7,5 millions d’euros d’aides qui auraient dû être votés ce vendredi en soutien à l’organisation du Cojop, Auvergne-Rhône-Alpes ne compterait en accorder finalement qu’une maigre portion (3 millions d’euros). La collectivité joue la carte de la « prudence » à ce stade, selon une information du Dauphiné libéré, confirmée également à La Tribune par une source proche du dossier.
Un climat troublé
Depuis plusieurs semaines, le climat au sein du Cojop est pour le moins houleux. Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations du Cojop, a annoncé sa démission il y a quelques jours en tirant à boulets rouges sur l’organisation. Il évoque notamment des « organes de surveillance et de supervision du Cojop (qui) ne jouent pas leur rôle et restent insensibles aux messages d’alertes véhiculés par notre comité, qui est dans sa mission » ainsi que sur le respect du budget et des délais alloués, citant une « dérive importante qui (le) conduit à douter du succès du projet, que ce soit en matière de délais et de coûts ». Deux autres membres du comité des rémunérations, dont les identités n’ont pas été précisées, auraient aussi confirmé leur départ.