Défense : le lyonnais Ouvry décroche une commande de l'État de 10 000 combinaisons NRBC
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Ouvry réalise 20% de son chiffre d'affaires avec la DGA en France
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Ouvry réalise 20% de son chiffre d'affaires avec la DGA en France
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Le montant du marché n’est pas communiqué. En termes de chiffre d’affaires, il ne serait pas « énorme » en comparaison avec certaines commandes à l'export mais il est hautement symbolique selon Ludovic Ouvry, le fondateur de la société éponyme, spécialisée dans la fabrication de systèmes de protection individuelle et de décontamination.
L'ETI rhônalpine de 250 salariés pour 30 millions d’euros de chiffre d’affaires (dont 75% à l’export), créée il y a 23 ans, vient en effet de remporter une commande du ministère des Armées concernant la fourniture de 10 000 combinaisons destinées à l’ensemble des militaires français : armée de terre, de l’air et de la marine. Celle-ci devrait être sanctuarisée sur les prochaines années pour renouveler progressivement les équipements actuels. Ces combinaisons sont destinées à protéger les militaires lors de missions courtes exposées à un risque NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) élargi.
Développées initialement dans le cadre d’une étude prospective de la DGA en 2008, puis utilisées pour les civils, elles sont adaptées à quatre configurations systèmes pour couvrir 18 situations opérationnelles : du pilote d’engin blindé à l’infirmier en passant par le démineur. Elles seront fabriquées à 80% en France avec des retombées importantes pour les usines ardéchoise et vendéenne d’Ouvry -qui en compte quatre au total- 100% en Europe.
Il s’agit d’un virage notable pour l'ETI rhônalpine illustrant par ailleurs le changement de stratégie de la DGA enclenché ces dernières années. Pendant ses dix premières années d’existence, Ouvry avait travaillé exclusivement pour la DGA. En revanche, jusqu’ici, elle fournissait plutôt des équipements hyper spécialisés, adaptés à chaque corps d’élite : pilotes de l’armée de l’air, forces spéciales, déminage, etc. Cette nouvelle combinaison, - complétée d’autant de paires de gants produits dans la Plastic Valley (Ain) -, a quant à elle, été pensée pour répondre à un besoin élargi, avec une interopérabilité forte entre les forces de sécurité intérieures, les acteurs de la santé et les secours. Cette tenue avait d’ailleurs été fournie à plusieurs milliers d’exemplaires à la préfecture de Paris pour les JO 2024.