Plombée par la crise du marché immobilier, la ville de Paris contrainte d’ajuster son budget
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Hôtel de Ville de Paris
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Premier baptême du feu budgétaire pour Emmanuel Grégoire en tant que maire (PS) de Paris. Le Conseil de Paris examine, puis vote, ce mercredi après-midi, le budget supplémentaire de la Ville. Le projet soumis fait état d’une baisse des recettes de fonctionnement de 130,9 millions d’euros par rapport à ce qui était prévu dans le budget 2026 voté en novembre.
En cause : l’attentisme des acheteurs de logement dans la capitale qui « impose la désinscription de 85 millions d’euros » au titre des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), principale composante des « frais de notaire » dont s’acquitte tout acheteur d’un bien. « Le contexte international entraîne des tensions sur les taux d’intérêt et un dynamisme ralenti du marché immobilier », justifie la municipalité.
En parallèle, le produit de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) diminue de 21,3 millions d’euros. « Le régime déclaratif mis en œuvre par l’État pour établir les rôles de THRS continue de produire des effets paradoxaux », justifie la Ville, alors même que le nombre de résidences secondaires recensées notamment par l’Insee ne cesse d’augmenter.
« Les recettes fiscales ne sont pas exceptionnelles effectivement, mais nous avons déjà vu la Direction générale des finances publiques pour arriver à limiter l’optimisation fiscale. Le travail parlementaire va également se poursuivre dans le cadre du projet de loi de finances 2027 pour reclarifier les choses. Heureusement, nous arrivons à absorber avec notre excédent », explique, à La Tribune, Johanne Kouassi, adjointe (PS) chargée des finances.
Ce budget supplémentaire acte effectivement la reprise de l’excédent de fonctionnement constaté au compte administratif 2025 à hauteur de 176,8 millions d’euros.