Le déficit commercial de la France s'est creusé de 2,8 milliards d’euros au premier trimestre, en grande partie à cause d’une baisse des exportations vers le Proche et le Moyen-Orient.
La guerre au Moyen-Orient pèse déjà sur la balance commerciale de la France. Le déficit commercial tricolore s’est creusé de 2,8 milliards d’euros entre janvier et mars comparé aux trois mois précédents, s’établissant à -14,1 milliards d’euros, d’après les données FAB/FAB des douanes publiées ce jeudi. Stoppant ainsi une (petite) série de deux trimestres de baisses sur le second semestre de l’année 2025.
Cette dégradation est due à une hausse des importations, de +1,8 %, sur le premier trimestre par rapport au précédent, portée par une augmentation des importations de produits énergétiques. Au total, les importations ont atteint 171,8 milliards d’euros entre janvier et mars, contre 157,6 milliards pour les exportations, restées quasi stables (+0,1 %).
Forte dégradation du solde avec le Proche et le Moyen-Orient
C’est avec le Proche et le Moyen-Orient que la France a vu son solde commercial se creuser le plus entre janvier et mars, de -2,7 milliards d’euros (données CAF/FAB).
L’Hexagone maintient néanmoins un excédent commercial avec cette zone, contrairement avec ses autres partenaires. Ce dernier a toutefois été plus que divisé par deux en l’espace de trois mois, passant de 4,4 milliards d’euros au quatrième trimestre 2025 à 1,7 milliards au premier de 2026.
En cause : la baisse des exportations de produits issus de la construction aéronautique et spatiale (-2,1 milliards d’euros). Ces envois de matériels tirent les exportations françaises vers le Proche et le Moyen-Orient depuis 2022. Ils ont ainsi représenté près de la moitié (45 %) des exportations vers cette zone en 2025, un niveau en forte baisse au premier trimestre 2026 (36 %). Les importations sont, elles, restées stables au premier trimestre.