Le CAC 40 chute face à la violente flambée du prix du pétrole

Le CAC 40 chute ce matin.
BT/JS - REUTERS - Benoit Tessier

Le CAC 40 chute ce matin.
BT/JS - REUTERS - Benoit Tessier
Le réveil est douloureux pour les investisseurs. À l'ouverture de la Bourse de Paris ce lundi, à 9 h, le CAC 40 plongeait de 2,66 %, avant de se reprendre dans l'après-midi (-0,97 % à 17h). L'indice phare a déjà perdu près de 5 % la semaine dernière, après le début de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran le 28 février.
Certains secteurs ont été particulièrement sanctionnés, comme l'aéronautique et la banque. Airbus, Safran et Société Générale ont ainsi dévissé de plus de 4 % à l'ouverture quand Crédit Agricole et BNP Paribas affichaient une baisse de 3 %. Mais la plus forte baisse revient à Accor. Le géant des hôtels a vu son cours dévisser de 4,2 % alors qu'il a déjà chuté de 3,45 % la semaine dernière.
La cause de cette bérézina boursière vient, bien sûr, de l'envolée du cours du pétrole cette nuit. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du marché, s'est envolé au début de la séance de plus de 28 % et le WTI, son équivalent américain, de plus de 31 %, sa plus forte hausse journalière jamais enregistrée. Avant de légèrement se détendre à 16 h (+ 5,50 % pour le Brent, +4,18 % pour le WTI)
« L'Iran devrait poursuivre la fermeture du détroit d'Ormuz et les attaques contre les installations d'autres pays producteurs de pétrole, comme on l'a vu la semaine dernière », prévient dans une note Satoru Yoshida, analyste en matières premières chez Rakuten Securities, prédisant que le brut léger américain pourrait atteindre 120 dollars ou même 130 dollars le baril dans un délai relativement court.
Une envolée des prix de l'énergie menace d'augmenter les coûts de fabrication et de transport de nombreuses entreprises et, in fine, de réduire leurs marges et leurs ventes.
Si l'inquiétude est palpable, les analystes ne crient pas encore à la crise financière. « Si la volatilité pourrait rester élevée à court terme, l’histoire montre que l’impact des crises géopolitiques sur les marchés financiers est souvent plus temporaire que structurel », rappelle John Plassard.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

Les Bourses asiatiques en chute libre
Paris est loin d'être la seule place boursière en forte baisse. La Bourse de Tokyo a clôturé ce lundi sur un plongeon de quelque 5 % tandis que Séoul a terminé la séance en dévissant de 6 %, dans des marchés paniqués par la flambée des cours du pétrole et les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient.
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