Trump annonce que la guerre est « quasiment » finie, le pétrole se détend
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Face à la flambée du pétrole, la Maison Blanche doit concilier promesses électorales et réalités économiques.
REUTERS - Kevin Lamarque
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Face à la flambée du pétrole, la Maison Blanche doit concilier promesses électorales et réalités économiques.
REUTERS - Kevin Lamarque
Volte-face spectaculaire sur les marchés mondiaux lundi : après dix jours de conflit au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a assuré lundi soir que la guerre était « quasiment » finie, provoquant une chute des prix du pétrole et un rebond de Wall Street à quelques minutes de la clôture.
Dans une déclaration inattendue à une journaliste de la chaîne CBS, Donald Trump a affirmé que l’Iran n’avait plus de « marine » ni de « communications » ou de « force aérienne ». Ces propos ont fait plonger les cours de l’or noir dans les échanges électroniques après la clôture.
Le Brent, référence internationale pour le pétrole, est passé brièvement sous les 84 dollars le baril, perdant 11,16 % par rapport à sa clôture précédente, à 87,92 dollars vers 21h10 GMT. Son équivalent américain, le WTI, a reculé de 10,98 % à 84,36 dollars. « Je réfléchis à prendre le contrôle » du détroit d’Ormuz, a ajouté Donald Trump, provoquant un regain d’optimisme sur les marchés. Ce passage stratégique, où transite environ 20 % du pétrole mondial, est presque paralysé depuis le début du conflit.
La panique du début de séance semblait loin : à la reprise après le week-end, le Brent avait grimpé jusqu’à 119,50 dollars, le WTI jusqu’à 119,48 dollars. Le dollar, valeur refuge, se stabilisait autour de 1,1636 pour un euro (+0,02 %).
À Wall Street, le soulagement a été net. Après une ouverture en forte baisse, le Dow Jones a gagné 0,50 %, le Nasdaq 1,38 % et le S&P 500 0,83 %. « Les remarques du président américain ont complètement changé la donne », observe Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. Selon lui, l’administration Trump « en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût » de la guerre, mais aussi « aux marchés ».
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La flambée historique des prix du pétrole inquiète depuis dix jours les investisseurs, craignant une accélération de l’inflation aux États-Unis. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État à 10 ans a légèrement reculé à 4,10 % contre 4,14 % la veille.
La perspective d’un recours aux réserves stratégiques de brut, évoquée par les ministres des Finances du G7, a aussi contribué à calmer les marchés. « On y est pas encore », a tempéré le ministre français des Finances Roland Lescure, qui a réuni ses homologues en visioconférence. Si une telle décision était prise, elle pourrait libérer 25 à 30 % des stocks constitués sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie, soit 300 à 400 millions de barils, selon Ole R. Hvalbye, de SEB. En Europe, la nervosité restait palpable : Paris a finalement cédé 0,98 %, Francfort 0,77 %, Londres 0,34 % et Milan 0,29 %.
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