Logistique, industrie, artisanat, commerce : les opérations foncières à vocation économique se multiplient aux quatre coins de la Gironde. Après des années de rareté, la région bordelaise dispose d'opportunités de développement considérables d’ici à 2030. Encore faudra-t-il adapter cette offre nouvelle à la demande locale.À Bordeaux, cela fait des années que le mot foncier rime avec rareté. Valable pour la plupart des activités économiques, ce constat est particulièrement marqué pour la logistique. Entre coûts prohibitifs, lutte contre l’artificialisation et craintes des nuisances, l’offre neuve d’entrepôts s’est ainsi drastiquement asséchée au fil des ans avec tout juste 75 000 m2 mis sur le marché entre 2023 et 2025, selon l’Observatoire de l’immobilier d’entreprise de Bordeaux Métropole.
Il faut certes y ajouter des opérations en compte propre pour 67 000 m2 en 2024, dont les agrandissements de Dassault Aviation et Unikalo, mais aucun entrepôt neuf de plus de 5 000 m2 n’a en revanche été livré l’an dernier.
Pourtant cette pénurie ne pourrait être bientôt qu’un mauvais souvenir pour le monde économique bordelais et pour les entreprises qui souhaitent s’installer en Gironde. « Beaucoup d’opérations ont été livrées ou seront livrées simultanément dans les années à venir. Si bien qu’on ne peut plus dire que le foncier économique est rare », constate avec satisfaction William Ballue. Pour le directeur général de l’agence d’attractivité Invest in Bordeaux, cette abondance nouvelle « ouvre pour le territoire une fenêtre de développement assez rare à l’horizon 2030. »
Un foisonnement d’opérations
De fait, aux quatre coins du département, les opérations foncières et immobilières en gestation sont nombreuses. Il y a celles déjà bien avancées telles que Parks Arboretum de Mileway sur l’ancienne friche Thales au Haillan (70 000 m2), le programme de Panattoni, à Captieux (20 000 m2), le parc Laseris au Barp (20 hectares), où doit s’implanter l’usine de semi-conducteurs de Foxconn, Thales et Radiall, ou encore les 50 hectares de Ford réaménagés par Axtom à Blanquefort (250 000 m2). S’y ajoutent des programmes plus petits dont l’immeuble Aventim à Pessac (5 700 m2) ou le bâtiment de 3 000 m2 libéré au Haillan par Ollow après sa liquidation.