Vélo made in France : la start-up Ollow liquidée, malgré le soutien de France 2030
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les locaux de Ollow à Canéjan, près de Bordeaux.
Ollow
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les locaux de Ollow à Canéjan, près de Bordeaux.
Ollow
« Nous produisons en France avec de la matière première française des pièces capables de rivaliser en cadence et en prix avec les produits d’Asie du Sud-Est et avec une empreinte environnementale bien meilleure », assurait, l'été dernier, Bertrand Laine, le président-fondateur d’Ollow. Il présentait alors son entreprise à Etienne Guyot, le préfet de région venu visiter la start-up pour acter la subvention de 1,9 million d'euros octroyée dans le cadre du programme France 2030.
Après plusieurs années de développement technologique et de tâtonnements commerciaux, la jeune pousse industrielle girondine, créée en 2018 sous le nom de 3Ditex, semblait enfin avoir trouvé son marché. Ses pièces creuses et tubulaires en matériaux composites thermoplastiques, dont la fibre de carbone, avaient des applications dans le monde du vélo made in France.
Ollow travaillait à la certification de ses cadres de vélos pour l’entreprise Caminade et avait engrangé deux contrats pour fournir des dizaines de milliers de bâtons de marche et d’étriers à des équipementiers sportifs. De quoi générer entre deux et cinq millions d’euros de chiffre d’affaires dès 2026 pour cette entreprise de 25 salariés. Tandis que la subvention de France 2030 devait accompagner le déménagement dans une nouvelle usine, plus grande, au Haillan, à côté de The Exploration Company.
Mais six mois plus tard, seuls 250 000 euros d'argent public ont été versés puisque l'histoire s'est arrêtée brutalement. Le tribunal de commerce de Bordeaux a ouvert une procédure de liquidation judiciaire le 26 novembre 2025 et Ollow devrait être formellement liquidée dans les prochains jours.