Les entrepôts, les autres perdants de la loi simplification
César Armand
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Le projet de loi simplification de la vie économique, qui acte la fin des ZFE, n'a jamais aussi mal porté son nom depuis son adoption mardi soir par l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, les créations ou extensions d'entrepôts logistiques sont soumises à un dépôt de permis de construire et à la réglementation des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) dès lors que les installations risquent d'impacter l'eau, l'air, les sols, etc... et de présenter des dangers pour l'environnement, la santé et la sécurité publique, type explosion ou incendie.
Avec le vote du texte gouvernemental, les créations ou extensions de surfaces logistiques supérieures à 800 mètres carrés risquent d'être désormais soumises à une autorisation d'exploitation commerciale dès lors que les biens qui y sont stockés sont livrés aux consommateurs à la suite d'une commande électronique. Sauf que par définition, un entrepôt n'accueille pas de public à la différence d'un commerce.
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« N'oublions pas non plus que le même entrepôt opère du commerce physique et du e-commerce », décrypte, pour La Tribune, Diana Diziain, directrice générale de l'association française de l'immobilier logistique (Afilog). Et de rappeler que les PME, les collectivités territoriales, les hôpitaux et les administrations d'État commandent sur Internet. « Diaboliser l'ensemble du commerce amènerait à une délocalisation progressive des entrepôts, ainsi que les emplois associés, hors de nos frontières », met-elle en garde.
César Armand