La baisse de la natalité continue : voici les conséquences pour l'économie française
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55 165 naissances ont eu lieu en France en octobre, selon l'Insee.
SM/SAA/Reuters/Stéphane Mahé
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55 165 naissances ont eu lieu en France en octobre, selon l'Insee.
SM/SAA/Reuters/Stéphane Mahé
La natalité française continue de baisser en octobre selon l’Insee. Le mois dernier, 55 165 naissances ont eu lieu en France, soit 1 780 naissances en moyenne par jour, ce qui représente une baisse de 3,6 % par rapport à octobre 2024, révèlent les chiffres de l’Institut national de la statistique ce jeudi 27 novembre. En cumul de janvier à octobre, le nombre de naissances quotidien moyen baisse de 2,3 % en 2025 par rapport à 2024. La Tribune fait le point sur les conséquences économiques de cette baisse continue.
Selon un rapport de l’Institut Montaigne publié en juillet, « le vieillissement de la population et la baisse très forte de la natalité ne va pas arranger notre problème de productivité d’ici dix à quinze ans ». Selon le rapport, d’ici à 2040, « les 65 ans ou plus représenteront 26 à 28 % de la population en 2040, portant le ratio de dépendance entre actifs et inactifs à environ 50 % ». Or, « si on n’a pas un renversement de tendance à la baisse du nombre d’heures travaillées […], nous risquerons d’entrer pour une très longue durée dans une économie qui sera structurellement atone du point de vue de la croissance », pour Bruno Tertrais.
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Actuellement, les prévisions du COR (Conseil d’orientation des retraites) sont basées sur un taux de fécondité de 1,8, a rappelé, fin octobre, son président Gilbert Cette devant la mission d’information de l’Assemblée sur la baisse de la natalité. « On va revenir sans doute sur cette hypothèse dans notre prochain rapport », car « on est à 1,6 » aujourd’hui, a-t-il ajouté. Or, une telle révision du taux de natalité entraînerait mécaniquement un abaissement de la prévision de croissance économique de 0,15 point par an sur les décennies à venir, a indiqué Gilbert Cette. À l’horizon 2070, cela représente « 60 milliards d’euros de recettes publiques » globalement en moins, soit « le budget du ministère de la Défense » a averti Gilbert Cette.
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