La présence de La Poste dans les territoires de montagne menacée par le PLF 2026
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La baisse du financement alloué à la présence de La Poste dans les territoires de montagne inquiète les élus.
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La baisse du financement alloué à la présence de La Poste dans les territoires de montagne inquiète les élus.
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C’est, pour le moins, une mesure qui ne passe pas dans les territoires. Et notamment dans les territoires perchés à plusieurs centaines de mètres d’altitude, souvent isolés. Prolongé d’un an jusqu’à fin 2026, le sixième contrat de présence postale territoriale signé entre La Poste, l’État et l’AMF confie une mission à la première : contribuer à la mission d’aménagement et au développement du territoire. Le tout en adaptant son réseau de 17 000 points de contact émaillés sur le territoire pour répondre aux besoins des populations attenantes. Et d’enrayer la fermeture des bureaux de poste dans les territoires les plus fragiles. Créé en 2008, le contrat fait ses preuves et est le témoin d’une « qualité de proximité et de complémentarité des élus et de la poste », souligne Jean-Pierre Vigier, président de l’association nationale des élus de la montagne (ANEM). Des bureaux de poste qui font bien plus qu’une simple distribution de courrier : « c’est un service public essentiel, un lien social », affirme celui qui est également député de la deuxième circonscription de Haute-Loire. Un service public désormais menacé par la copie du projet de loi de finances pour 2026, actuellement discuté à l’Assemblée Nationale.
En effet, le PLF 2026 prévoit une baisse de 30% des crédits de la présence postale territoriale chiffrant à plus de 50 millions d’euros. Le contrat, prévoyant 174 millions de dotation par an, repose sur les abattements fiscaux de la Poste et sur la dotation étatique. Les deux étant largement entaillés dans le PLF 2026 : d’un côté, l’enveloppe de dotation budgétaire de l’Etat allouée à la mission ne serait plus que de 76 millions d’euros contre les 120 millions d’euros prévus dans la version initiale. De l’autre, la suppression progressive de la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) entraîne une baisse du rendement de l’abattement de fiscalité locale accordé à la Poste passant de 54 millions d’euros à 46 millions d’euros. Au final, des 174 millions d’euros initiaux, il n’en restera plus que 122 millions d’euros.