Sanae Takaichi, la « dame de fer » du Japon entre en scène avec Donald Trump
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La nouvelle Première ministre japonaise, lors du 28e sommet de l’Asean, le 26 octobre 2025.
REUTERS - Chalinee Thirasupa
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La nouvelle Première ministre japonaise, lors du 28e sommet de l’Asean, le 26 octobre 2025.
REUTERS - Chalinee Thirasupa
« Je suis impatient de la rencontrer, j’ai entendu des choses phénoménales sur elle ». C’est en ces termes élogieux que Donald Trump parlait, dimanche soir, de Sanae Takaichi, première femme de l’histoire du Japon à avoir accédé au poste de cheffe de gouvernement. Dans le cadre de sa tournée en Asie démarrée samedi dernier, le président américain la rencontrera pour la première fois ce mardi, une semaine après l’arrivée au pouvoir de celle qui se rêve en « Dame de fer » nipponne, selon ses propres mots.
Issue du Parti libéral-démocrate (PLD), force conservatrice de droite qui domine la politique japonaise depuis 70 ans, Sanae Takaichi est une proche de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, assassiné en pleine rue en 2022. Un trait qui devrait rassurer Donald Trump, qui s’entendait très bien avec ce dernier. Le premier échange téléphonique entre les deux dirigeants samedi pousse en ce sens. « Je suis déterminée à élever l’alliance entre le Japon et les États-Unis à des sommets encore plus hauts », a écrit sur X Sanae Takaichi, suite à cette conversation, la qualifiant de « bonne et franche ».
Bien s’entendre avec les États-Unis est un indispensable pour tout chef de gouvernement japonais, Washington étant l’allié stratégique et sécuritaire numéro un du pays, qui abrite aujourd’hui environ 60 000 soldats américains.
À lire également
Sanae Takaichi devra faire preuve de constance sur ce volet. Avec déjà un premier pas en ce sens : une hausse du budget nippon de défense, à 2 % du PIB, une requête de l’administration Trump. Au cœur de ce dossier, la menace sécuritaire chinoise, avec des frontières maritimes japonaises contestées, mais aussi l’enjeu brûlant de Taïwan, que la Première ministre japonaise soutient ouvertement.
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Déficit commercial, production industrielle, transparence salariale… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles