Depuis le début de l’opération militaire américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, le cours du Brent a bondi d’environ +31 % et celui du WTI de +35 % (photo d'illustration).
INFOGRAPHIE. Les cours du pétrole ont bondi lundi, atteignant presque 120 dollars pour la première fois depuis 2022. Avant de finalement retomber à un niveau plus bas qu’à leur niveau de départ.
Ce n’était plus arrivé depuis 2022 : le cours du pétrole a franchi, lundi, le seuil symbolique des 100 dollars pendant quelques heures. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, et son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), ont bondi dès l’ouverture de près de 20 % par rapport à leur clôture de vendredi.
Après un pic à 119,50 dollars, les cours ont oscillé entre 95 et 105 dollars. Ils ont ensuite plongé sous les 85 dollars vers 20 heures (heure française), à la suite de la déclaration inattendue du président américain. En affirmant à CBS que la guerre au Moyen-Orient était « quasiment » finie, Donald Trump a rassuré les investisseurs. Mais pour combien de temps ?
Ce n’est pas une première. Mi-juin 2025, les cours avaient déjà fluctué après des propos ambigus de Donald Trump sur l'Iran. « Quand les propos du président américain sont contradictoires, les marchés oscillent plus largement qu'un pendule », expliquait alors Tamas Varga, analyste chez PVM.
Le Brent reste sous son record de 2022. Après l’invasion de l’Ukraine le 24 février, il avait franchi les 100 dollars pour atteindre 128 dollars le 8 mars 2022. Si cette hausse fut historique, elle s'avéra moins soudaine que celle de ce lundi.
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Le cours s’était ensuite maintenu au-dessus des 100 dollars jusqu’en août 2022, ne repassant sous ce seuil qu'épisodiquement.
À l’inverse, le pétrole s’était effondré au printemps 2020 lors de la pandémie de Covid-19. Le marché avait plongé dès mars avec les confinements mondiaux.
La demande s'était tarie faute de transports et d'activité industrielle. Le Brent était tombé à 17 dollars en avril 2020. Le WTI était même passé, brièvement, en territoire négatif. Il a fallu attendre juin 2020 pour retrouver un baril au-dessus de 30 dollars.