En vertu d'un nouvel accord passé entre la SGM et Shein, la marque redevient responsable de ses achats et commandes tandis que le BHV sera responsable des salariés des corners.
Ce mercredi, le BHV de Grenoble a ouvert, après plusieurs mois de report, son premier corner dédié à la marque chinoise Shein - à l'image des autres villes de province Dijon, Limoges, Angers et Reims - Malgré les controverses, une poignée de curieux était au rendez-vous.
Ce mercredi matin, devant le BHV de Grenoble, tout le dispositif était prêt pour accueillir la marque Shein. Celle-là même qui a valu la perte du nom des Galeries Lafayette aux grands magasins repris par le groupe lyonnais SGM (Société des Grands Magasins). Sur la droite de l'entrée principale, un accès dédié aux clients de la marque avait même été matérialisé par des rubans et des panneaux, annonçant l'installation de Shein au 3e étage du grand magasin.
Une conquête qui n'a pas soulevé les foules, dans un sens comme dans un autre : alors que les critiques avaient fusé lors de l'annonce du partenariat entre le géant de la fast fashion et l'enseigne BHV à Paris et en province, pas de manifestation à l'horizon pour cette ouverture. Mais un service d'ordre renforcé et vigilant, «comme dans le cadre des opérations spéciales», nous confirme la direction du magasin.
Peu avant l'ouverture officielle, prévue à 10 heures, seule une poignée composée de curieux et de quelques clients réguliers campait devant l'entrée. La dizaine de journalistes présents sur les lieux était aussi attendue de pied ferme, avec une entrée dédiée et un badge aux couleurs de la marque. Après la fouille des sacs, direction au 3e étage où le corner Shein occupe depuis ce matin près de 600 mètres carrés, aménagés au sein de l'étage réservé jusqu'ici aux marques enfants.
Younès, 50 ans, fait partie des curieux qui patientent : « j'ai moi-même quatre enfants, dont trois filles, et ils sont fans de cette marque, qui est abordable... je suis donc venu voir un peu ce que c'est, et j'en parlerai à la maison ensuite ». Juste à côté, Nora, 47 ans, est venue elle aussi par curiosité pour elle et ses filles, qui achètent déjà des vêtements de la marque en ligne.
«Je sais bien que ce n'est pas la même chose que la fabrique française, mais mes filles commandent souvent sur internet, tous les trois mois environ, et il faut dire que les prix sont très bas... Ca rentre dans notre petit budget », glisse cette maman.
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