L’économie française finit l'année 2025 mieux que prévu mais l'incertitude persiste
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Les locaux de la Banque de France à Paris
REUTERS - Abdul Saboor
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Les locaux de la Banque de France à Paris
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L’économie française déjoue une nouvelle fois les pronostics. La croissance économique au dernier trimestre 2025 devrait légèrement accélérer « d’au moins 0,2 % », selon la dernière enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France dévoilée ce mardi 13 janvier. Il s’agit certes d’un coup de frein par rapport au troisième trimestre (+0,5 %) mais c’est mieux que ce qui était attendu début décembre et les mois précédents par la banque centrale.
Sur l’année 2025, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait accélérer de 0,9 %, une estimation proche des projections de l’exécutif (0,8 %). Cette estimation du quatrième trimestre « conforte notre prévision annuelle à 0,9 % », a affirmé Olivier Garnier, directeur des études à la Banque de France, lors d’un point presse. « Il y avait eu plusieurs révisions à la baisse en cours d’année mais nous sommes finalement revenus à notre prévision de décembre 2024 », a détaillé l’économiste.
Il faut dire que la conjoncture a connu des chocs majeurs en 2025 avec l’annonce fracassante des droits de douane du président Trump, la poursuite de la guerre en Ukraine, la croissance décevante de l’Allemagne et le départ du gouvernement Bayrou. La France n’a certes pas réussi à faire passer son budget avant la fin de l'année 2025, mais certains secteurs ont surpris à la hausse. Reste que la croissance du PIB tricolore est loin de tourner à plein régime. Sur les quinze dernières années, la France a enregistré une croissance inférieure à 0,9 % sur la période 2012-2014 au moment où la zone euro était frappée de plein fouet par la crise des dettes souveraines et des plans d’austérité budgétaire.