Emploi : le Conseil d’analyse économique propose de désindexer les cotisations au niveau du Smic
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Smic est le seul salaire indexé sur l’inflation.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Smic est le seul salaire indexé sur l’inflation.
Reuters
Les allègements de cotisations représentent 74 milliards d’euros en 2026.
Le modèle actuel crée un effet de blocage des salaires sous le niveau médian.
+100 euros nets pour un salarié peuvent coûter 300 à 400 euros à l’employeur.
Le CAE propose de désindexer ces allègements du Smic pour réformer le système.
Jeunes et seniors concentrent l’essentiel du retard d’emploi par rapport à l’Europe.
Bas salaires, chômage des jeunes… Dans une nouvelle note, le Conseil d’analyse économique (CAE) dresse un bilan de la stratégie française pour l’emploi depuis les années 1990. Selon ses auteurs, Antoine Bozio et Étienne Wasmer, la France a un revenu disponible au salaire minimum parmi les plus élevés des pays de l’OCDE.
En revanche, elle affiche l'un des coûts du travail au Smic pour les entreprises les plus faibles. Cette particularité française a reposé sur de forts allègements de charges au niveau du Smic et sur des transferts sociaux vers les bas salaires.
Mais cette particularité a désormais des limites. Si elle a favorisé l’emploi et le revenu disponible pendant un temps, elle crée désormais un effet de pente où les progressions salariales sont freinées. « Pour augmenter de 100 euros le revenu disponible d’un travailleur sous le salaire médian, l'employeur doit supporter un coût salarial supplémentaire compris entre 300 et 400 euros », illustrent ainsi les auteurs. Une dynamique qui entretient les emplois à bas salaires.
La note recommande ainsi de désindexer progressivement les allègements généraux de cotisations. Et ce, dès le Smic. « Cette mesure dégagera des marges de manœuvre budgétaires pour des politiques plus structurelles d’emploi », notent les auteurs. Le patronat était déjà monté au créneau en mai contre le gel des allègements de cotisations sociales des entreprises, malgré une hausse du Smic de 2,4 % au 1er juin.
En Bourgogne-Franche-Comté, l’entrepreneuriat de proximité s’impose comme un levier fragile de revitalisation
Du tollé Shein à la revente à prix négatif : le BHV Marais change de mains et de modèle
De Strasbourg à Washington, l’accord UE-États-Unis qui expose l’agriculture et l’industrie européennes
La Banque du Japon relève ses taux à 1% malgré une inflation encore modérée