En or, le relais mixte du ski-alpinisme et Océane Michelon en biathlon donnent encore plus de relief au record de médailles françaises. Même si, à l’aube du dernier jour, le top 5 reste fragile.
Les bras ont été levés bien avant la ligne d’arrivée, petit plaisir de ceux qui promènent leur domination. La victoire en sifflotant, côté français, était jusque-là l’apanage des biathlètes. Thibault Anselmet n’a pas pu y résister alors même qu’il lui restait plusieurs virages à dévaler. Emily Harrop l’attendait en bas, prête pour l’étreinte et la célébration d’un titre résonnant comme une « revanche ».
Tous deux n’étaient pas revenus bredouilles du sprint individuel, qui coïncidait avec l’entrée du ski-alpinisme dans le cercle olympique. Mais les deux Savoyards étaient venus à Bormio avec un statut de numéro un, et donc pas pour se contenter de bronze et d’argent.
Leur relais, ils l’ont mené de bout en bout, en laissant juste un court instant espérer les Suisses. Il était dit que la hiérarchie devait finir par parler. Anselmet, « jamais inquiet », y voyait « la récompense de beaucoup d’efforts, de toute une vie ou presque consacrée à ce sport », tout en reconnaissant, au micro de France TV, que « ce n’est pas tous les jours facile mentalement, pour moi comme pour mes proches ».
Et pour le ski-alpinisme, le coup de projecteur s’est transformé en succès d’estime. Malgré des choses à redire sur les formats, il ne fait guère de doute qu’il y aura une suite en 2030 dans les Alpes françaises.
Arsenal et dépendance
Voilà pour les petits nouveaux. Mais on peut aussi faire confiance aux habitués. Une journée sans sourires venus du stade de biathlon d’Anterselva n’aurait pas été une journée normale. Hier, c’était même double ration, du grand bleu sous la neige. Avec une nouvelle figure en pleine lumière.
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