Guerre en Iran : « Sans gaz, certains pays d'Asie vont se retrouver sans électricité »
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Olivier Nom de l'expert APPERT Intitulé du poste, conseiller au Centre énergie et climat de l'Ifri.
Ifri
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Olivier Nom de l'expert APPERT Intitulé du poste, conseiller au Centre énergie et climat de l'Ifri.
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En un seul week-end, des cours du pétrole mondiaux qui ont littéralement flambé. C’est le scénario noir qui semble se profiler ce lundi, avec un baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du marché, qui s’est envolé au début de la séance de plus de 28 %.
Même tendance pour le WTI, son équivalent américain, qui a flambé de plus de 31 %, soit sa plus forte hausse journalière jamais enregistrée. Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements de marché aussi violents.
Est-ce le début d’un choc pétrolier ? Quels sont les scénarios à envisager durant les prochains jours ? Quel est le risque pour les pays les plus pauvres ? Olivier Appert, ancien haut fonctionnaire et grand spécialiste français des politiques énergétiques répond à ces questions pour La Tribune. L’incertitude est à son maximum.
LA TRIBUNE. Est-ce que cette flambée des cours du pétrole ce week-end vous a étonné ?
Olivier Appert. Non pas vraiment. Et ce, pour une raison simple : en général, les marchés n’aiment pas les tensions. Dans la mesure où le conflit entre l’Iran et la coalition américano-israélienne s’est déclenché, avec derrière, le blocage total du détroit d’Ormuz, il fallait s’y attendre. De tout temps, l’entrave de ce point de passage majeur des hydrocarbures dans le monde, a été considérée comme un gros problème. Souvenez-vous : lors de la « guerre des 12 jours » qui avait là aussi opposé Israël et les États-Unis à l’Iran, le détroit n’avait pas été bloqué. Les marchés pétroliers avaient donc gardé leur sang-froid à l’époque.
Peut-on parler de nouveau choc pétrolier, selon vous ?
Non, pas pour le moment. Car un choc pétrolier en est un lorsque les prix restent durablement hauts, c’est-à-dire pendant plusieurs mois. En 1973, lors du premier choc pétrolier que le monde ait connu, c’est ce qu’il s’est passé.
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