Saisie par les oppositions et le Premier ministre, l’institution de la rue de Montpensier a jugé la procédure budgétaire conforme aux principes de clarté et de sincérité. Si sept cavaliers législatifs sont censurés, le cœur du texte est préservé, malgré des réserves sur les frais de justice et les APL des étudiants étrangers. La loi peut désormais être promulguée par Emmanuel Macron.Cette fois-ci, on peut dire que le marathon du budget 2026 est (presque) terminé. Après l’adoption de la loi de finances par l’Assemblée nationale, lundi 2 février, le Conseil constitutionnel a validé « l’essentiel » des dispositions contenues dans le texte dans une décision rendue publique, ce jeudi 19 février. Seules deux réserves d’interprétation ont été formulées et sept cavaliers législatifs censurés.
Pour rappel, l’institution avait été saisie par le Rassemblement national (RN) ; La France insoumise (LFI), les Écologistes et la Gauche démocrate et républicaine (GDR) ; et le Parti socialiste. Fait rare, une saisine avait également été faite par Premier ministre, Sébastien Lecornu, sur trois articles fiscaux du texte : la taxe sur les holdings, le pacte Dutreil, et le régime de l’apport-cession.
Insécurité juridique persistante
Faute de griefs précis formulés contre ces trois dispositifs fiscaux, la saisine du locataire de Matignon n’a rien donné. Le Conseil constitutionnel refusant de se prononcer. Et ce, en les déclarant « ni contraires, ni conformes à la Constitution » et en « réservant ainsi la possibilité de QPC ultérieures ». Sébastien Lecornu voulait « assurer la plus grande sécurité juridique aux acteurs économiques » à la promulgation du texte. C’est raté.
S’agissant des autres articles du texte budgétaire, le Conseil constitutionnel n’a prononcé aucune censure de fond, même s’il a émis deux réserves d’interprétation (sans ces réserves, les dispositions auraient dû être censurées).