Conjoncture : l’attentisme, ce poison qui freine les entrepreneurs
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Les TPE PME toujours attentistes dans une conjoncture chroniquement instable
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Les TPE PME toujours attentistes dans une conjoncture chroniquement instable
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C’est un -0,2%, certes faible, mais qui, pour la dixième fois consécutive marque le repli trimestriel des TPE PME du Sud. « Certains secteurs sont à la peine, les procédures collectives sont en hausse : tous ces signaux ne sont pas encourageants et les acteurs économiques et professionnels ne sont pas optimistes », analyse Nicolas Férand, président du Conseil Régional Ordre des Experts-Comptables (CROEC) Provence-Alpes-Côte d'Azur.
La guerre au Moyen-Orient a, en effet, eu des conséquences indéniables. « La situation géopolitique a un impact certain et cela entretient un climat anxiogène par rapport au pétrole, carburant ou produits dérivés », poursuit Nicolas Ferrand. Qui dénonce une impossibilité, pour les entrepreneurs, d’augmenter les salaires au même titre que l’augmentation du SMIC imposée par le législateur, en pleine « spirale inflationniste ». Laquelle a été chiffrée à +2,4% sur un an en mai selon l’INSEE dans ses résultats du 12 juin dernier. « Les charges sont plus importantes que les salaires : il y a un tassement vers les bas salaires ».
Une conjoncture que certains secteurs subissent de plein fouet. Notamment ceux de la restauration traditionnelle et les débits de boisson qui accusent respectivement des baisses de -7,3% et -8,6% au premier trimestre. Des résultats que Nicolas Férand explique notamment par le niveau des prix. « Certes, il y a de la fréquentation mais pas de consommation sur place. L’Espagne et l’Italie, par exemple, n’ont pas ce problème. Ces deux pays n’ont pas les mêmes fiscalités, le coût de leurs matières premières est moindre : les prix sont plus bas et les touristes consomment », illustre-t-il. Car la saison estivale est déterminante, le tourisme étant un pilier économique essentiel. Malgré des chiffres préoccupants, le secteur HCR reste un des plus dynamiques en termes d’emplois. Ainsi, si la dernière saison estivale avait donné des résultats en demi-teinte, notamment du fait d’une baisse de pouvoir d’achat des consommateurs, l’hôtellerie-restauration était celle qui bénéficiait de la dynamique d’emploi la plus forte : +3% au 3ème trimestre de 2025, 2,2% au premier trimestre 2026.