REPORTAGE - 1/2 - La société aux 15 000 commandes par jour appuie son business-modèle sur une maîtrise totale de sa chaîne de valeur, de la production à la logistique, en passant par le conditionnement. Reportage au cœur de la deuxième marque préférée des Français, implantée dans le Vaucluse.C’est au cœur de la garrigue provençale, avec vue sur le Mont Ventoux, que les produits 100% naturels d’Aroma-Zone trouvent leur origine mais également leur production, conditionnement et expédition. Vendus dans 29 magasins européens – 28 en France, un en Belgique et à Londres dès novembre – ainsi qu’en e-commerce, les quelque 1 700 références ont construit la renommée de la marque consommée par 3,5 millions de clients. Et les chiffres illustrent comment la marque provençale est devenue un acteur majeur du marché de la cosmétique : +56% de croissance en 2024, 15 000 commandes enregistrées chaque jour, 4 millions de colis clients expédiés par an dans quelques 160 pays à l’export , sachant que 15% du chiffre d’affaires repose sur le e-commerce international notamment porté par l’Italie. Deuxième marque préférée des Français selon le baromètre du cabinet OC&C consultants, entre Décathlon et Amazon, et premier site de e-commerce selon le classement Fevad de 2025, Aroma-Zone connaît des chiffres de croissance insolents grâce à un modèle qui en fait son point fort : maîtriser totalement sa chaîne de valeur, sans sous-traitant, et, par conséquent, sans répercussion sur ses prix.
Un laboratoire intégré
Dans le Vaucluse, plus de 350 employés se répartissent entre les quatre sites de la société. A Cabrières d'Avignon, sur le site d’une ancienne usine de fruits confits, les blouses blanches se succèdent. Ingénieurs chimistes, ingénieurs en cosmétique et docteurs en pharmacie élaborent de A à Z les substances qui deviendront un sérum, une huile, un baume, une crème. Avec ce laboratoire intégré, Aroma-Zone se laisse la possibilité de tester et créer sans limite. Entre les microscopes, ce sont 30 à 40 nouveautés qui sont développées par an.
Avec des innovations à la pointe de la modernité – notamment cette collaboration avec un laboratoire de la région nantaise qui reproduit un épiderme pour analyser in vitro la réaction de la peau –, le laboratoire détermine les actifs, extraits et ingrédients naturels à utiliser, développe les formules, mesure l’efficacité, réalise des batteries de tests microbiologiques et de stabilité. Et recommence inlassablement, jusqu’à trouver la bonne recette, souligne Orianne Valentin, responsable de la formulation cosmétique. « Nous n’utilisons que des conservateurs d’origine naturelle », une politique qui va au-delà des exigences du cahier des charges cosmos qui autorise certains conservateurs non-naturels dont Aroma-Zone « s’affranchit : nous sommes plus stricts dès le départ ». Avec les PFAS, entre autres. Derrière la possibilité d’accueillir sous le même toit élaboration, production et conditionnement, ce sont également les enjeux de contrôles réguliers qui sont facilités, l’ensemble de l’historique des données produits étant suivi.