Près de Nice, l’après-Lafarge se dessine en nouveau pôle de production
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A Contes, près de Nice, l'ex-site Lafarge va être dédié à des activités artisanales et industrielles
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A Contes, près de Nice, l'ex-site Lafarge va être dédié à des activités artisanales et industrielles
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A Contes, dans l’arrière-pays niçois, l’histoire reprend enfin son cours. L’acquisition, le 7 novembre dernier, des 34 hectares de la zone de Pimian par l’Etablissement Public Foncier (EPF) Paca, un an pile après sa préemption, ouvre un nouveau chapitre pour cette dernière réserve foncière économique d’ampleur des Alpes-Maritimes. Laquelle tourne définitivement le dos à près de 120 ans d’industrie cimentière que l’annonce du départ du groupe Lafarge avait stoppée net en 2021. Laissant sur le carreau quelque 70 salariés, une centaine d’entreprises partenaires et une petite commune de 7 500 habitants, sous le choc mais bien décidée à s’inventer un autre avenir. Celui-ci sera à vocation économique ou ne sera pas, martèlent alors les élus de la Communauté de communes du Pays des Paillons (CCPP) qui passent dès 2022 une convention d’intervention foncière avec l’EPF régional pour préserver le site de toute opération spéculative. Et s’assurer que sa réhabilitation réponde bien à leurs besoins.
C’est tout l’objet du projet de reconversion de 18 hectares (sur les 34 hectares sauvegardés) en future zone d’activité économique et environnementale présenté mi-décembre. A la manœuvre, la CCI Nice Côte d’Azur, désignée par les collectivités acquéreur et aménageur du site dont l’acte d’achat, en cours de négociation avec l’EPF, devrait être signé début 2026. L’opération, chiffrée à 52 millions d’euros, a été pensée avec l’agence d’architecture niçoise Février Carré. Elle prévoit la création de 35 000 m² de surfaces, dont 22 000 m² pour la petite industrie, 5 000 m² pour l’artisanat et 8 000 m² à vocation environnementale. Situé au cœur d’une forêt, sur un plateau surélevé, donc exempte de plan de prévention des risques inondations, le projet intègre une dimension environnementale forte. Tant au niveau de la gestion de l’eau avec la réalisation de trois bassins de rétention naturelle, qu’en termes de renaturation des espaces. « Nous allons en effet reconstituer un paysage naturel sur cette zone imperméabilisée à travers la création d’un jardin de 14 000 m², nous permettant ainsi de revégétaliser 40% du plateau », précise Myriam Prieur, directrice du développement de la CCI. Quant au sujet énergétique, 10 000 m² de panneaux photovoltaïques seront installés pour alimenter une partie des besoins sur le site, en particulier l’éclairage.