S’il a été patron d’ETI et de syndicat patronal, il est désormais élu en charge des entreprises, du commerce, du développement économique et de l’enseignement supérieur tout en gérant un dossier important et non des moindres, celui de l’avenir de la Plaine du Var, cette Eco-Vallée posée à l’ouest de Nice. Un mois après l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice, entretien avec Pierre Ippolito, le nouvel homme fort de l’économie azuréenne.Il est passé de l’ombre à la lumière en 2022, lorsque le syndicat patronal UPE06 (qui réunit le Medef et la CPME) se cherchait un président. Jusqu’alors impliqué au sein du Groupe Ippolito – qu’il a fait passer de PME familiale à ETI – il devient en quelques semaines le candidat plébiscité par les chefs d’entreprises des Alpes-Maritimes et accède ainsi à un premier mandat qui le place rapidement sous les feux des projecteurs. Trois ans et un mandat plus tard, succession faite à la tête de l’UPE06 à Franck Cannata, voilà Pierre Ippolito disponible pour de nouvelles implications. Alors qu’on le disait candidat à la présidence de la Chambre de commerce et d’industrie – il avait lui-même dit qu’il pouvait s’y intéresser – c’est son entrée en politique aux côtés de celui qui est désormais le maire de Nice qui a quelque peu étonné dans le monde entreprenarial, marquant un tournant évident dans la campagne.
Désormais en charge des entreprises, du commerce, de l’enseignement supérieur et du développement économique, il est également en tant que troisième vice-président de la Métropole, en responsabilité de la transformation et de la réforme métropolitaine et surtout de l’avenir de la Plaine du Var. Un sujet à lui tout seul tant le futur de cette Eco-Vallée, née il y a près de vingt ans, reste à dessiner. Comment compte-t-il mettre en musique les axes présentés par Éric Ciotti en termes de développement économique ? Quelle vision pour l’aménagement du territoire ? Avec quelle méthode ?
LA TRIBUNE – Vous êtes en charge de nombreuses thématiques, notamment le développement économique et l’enseignement supérieur. Quelle est, globalement, votre vision ?
PIERRE IPPOLITO – Ma vision est, avant tout, de penser global. Je précise d’ailleurs que c’est la première fois que le développement économique et l’enseignement supérieur sont unis sous une même délégation. Nous sommes les seuls en France à avoir initié cela. J’ai ainsi intégré le conseil d’administration de l’Imredd, l’institut méditerranéen du risque et du développement durable, piloté par l’Université Côte d’Azur. Cela fait sens de lier économie et enseignement supérieur.