Cuba répond aux critiques américaines sur ses réformes économiques
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Des habitants attendent leur tour pour acheter du pain pendant une panne de courant à La Havane, à Cuba, le jeudi 5 mars 2026.
Ramon Espinosa/AP/SIPA
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Des habitants attendent leur tour pour acheter du pain pendant une panne de courant à La Havane, à Cuba, le jeudi 5 mars 2026.
Ramon Espinosa/AP/SIPA
La guerre des mots se poursuit entre Washington et La Havane. Deux jours après l'adoption par Cuba d'un vaste paquet de réformes économiques ouvrant davantage la voie au marché, les autorités cubaines ont vivement rejeté les critiques des États-Unis, accusés de ne disposer d'aucune légitimité pour commenter les choix économiques de l'île.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a dénoncé samedi sur le réseau social X les déclarations américaines qualifiant ces réformes d'« écran de fumée superficiel lancé par le régime cubain ».
« Le gouvernement des États-Unis, bourreau du châtiment collectif infligé au peuple cubain, n'a aucune autorité politique, juridique ni morale pour juger les mesures que nous prenons », a-t-il affirmé. Selon lui, ces décisions relèvent de la souveraineté de Cuba et visent à faire face « aux conséquences de l'agression économique extrême » menée par Washington.
Jeudi, l'Assemblée nationale cubaine a adopté 176 mesures qui constituent la plus importante transformation de l'économie de l'île depuis l'instauration du régime communiste il y a près de soixante-dix ans. Le plan prévoit notamment une ouverture accrue au secteur privé, la création de banques privées, davantage d'autonomie pour les entreprises publiques et un élargissement des possibilités d'investissement, y compris pour la diaspora cubaine. Les autorités assurent vouloir moderniser le modèle socialiste sans y renoncer.
Washington reste toutefois très sceptique. L'administration américaine estime que ces annonces ne répondent pas aux problèmes structurels de l'île et les considère comme un simple exercice de communication destiné à masquer la crise économique persistante.
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Les relations entre les deux pays se sont fortement détériorées depuis le début de l'année. Les États-Unis ont renforcé leur politique de sanctions contre le gouvernement cubain, notamment en ciblant plusieurs responsables politiques et militaires, dont le président Miguel Díaz-Canel, ainsi que des entreprises liées au pouvoir.
Washington maintient également une forte pression économique sur l'île, notamment à travers des restrictions visant les approvisionnements énergétiques et les investissements étrangers, tandis que Donald Trump continue de considérer Cuba comme une menace pour la sécurité nationale américaine.
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Pour La Havane, ces sanctions expliquent en grande partie les difficultés économiques auxquelles le pays est confronté. Les autorités cubaines présentent les réformes engagées comme une réponse indispensable à cette pression extérieure, tout en refusant qu'elles soient interprétées comme un abandon du système socialiste.
(Avec AFP)
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