Les discussions du Conseil des ministres de la pêche vont s’appuyer sur les propositions de la Commission européenne fondées sur les avis scientifiques du CIEM qui cible trois espèces de poissons, dont le maquereau.
À la veille du Conseil des ministres européens de la pêche qui se tiendra les 11 décembre et 12 décembre à Bruxelles, les pêcheurs français redoutent une baisse des quotas disproportionnée et veulent se sentir soutenus.
Comme chaque année en décembre, les 27 ministres de la pêche vont se réunir à Bruxelles pour définir les possibilités de pêche dans l’Atlantique, en mer du Nord, en Méditerranée et en mer Noire : celles des limites de capture de poissons, ou « totaux admissibles des captures » (TAC) et celles des limitations de l’effort de pêche pour les stocks halieutiques commerciaux les plus importants.
L’an passé, le gouvernement français, qui souhaitait préserver l’activité des armements à des niveaux satisfaisants tout en garantissant une gestion durable des ressources marines, avait salué « l’adoption, à l’unanimité, d’un accord équilibré reconnaissant les efforts consentis par la filière française ces dernières années ».
Qu’en sera-t-il l’année prochaine, alors que ces négociations, qui se tiendront à Bruxelles les 11 et 12 décembre, se dérouleront dans un contexte de tensions commerciales et diplomatiques accrues ? Mobilisées sur les difficultés économiques du secteur, les organisations de pêcheurs, dont l’effort de pêche correspond à la taille et à la puissance motrice d’un navire combinées au nombre de jours passés à pêcher, craignent une baisse d’activité de 30 à 50% d’une année sur l’autre.
Baisse possible de 77 % : le maquereau « cristallise la colère »
« Trois dossiers illustrent le niveau d’incertitude qui frappe les professionnels de la pêche française. Ils concernent plusieurs centaines de navires, aussi bien les chalutiers hauturiers que les petites unités côtières » alerte ainsi Yves Foëzon, directeur des Pêcheurs de Bretagne (LPDB), première organisation de producteurs en France.
Les discussions du Conseil des ministres de la pêche vont en effet s’appuyer sur les propositions de la Commission européenne fondées sur les avis scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM).
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Sont notamment ciblées les gestions de plusieurs espèces. Pour le maquereau, ressource partagée entre plusieurs pays de l’UE et hors UE, une baisse de 77 % du TAC est préconisée. Pour les gadidés (cabillaud, églefin, merlan) de mer Celtique, le CIEM estime que la ressource est menacée et préconise une orientation vers un TAC zéro. Enfin, s'agissant du lieu jaune du golfe de Gascogne, la baisse du taux de pêche pourrait s’élever à 26 %.