FILE PHOTO: A view shows the headquarters of Societe Generale in the financial district of La Defense in Puteaux near Paris, France, October 23, 2021. REUTERS/Sarah Meyssonnier/File Photo - FILE PHOTO: The headquarters of Societe Generale in the...
Le premier quartier d’affaires européen a connu, l’an dernier, une baisse des grands projets dans la demande de bureaux placés, selon l’indicateur-clé produit par le groupement d’intérêt économique Immostat. Reste que la méthodologie interroge le directeur général de Paris-La Défense.
Chaque trimestre, les investisseurs ou les utilisateurs de bureaux attendent, avec impatience, un indicateur clé : la demande placée en Île-de-France. Produit par le groupement d’intérêt économique Immostat, composé des sociétés de courtiers et conseils en immobilier d’entreprise BNP Paribas Real Estate, CBRE, Cushman & Wakefield, JLL, il permet de mesurer les recherches de biens des professionnels qui ont trouvé l’offre qui leur convient. Mais surtout, il témoigne de la vitalité économique de tel ou tel emplacement.
Surprise : le dernier baromètre, publié ce jeudi matin, témoigne, non plus d’une « excellente performance » du marché de Paris-La Défense en 2024, mais d’un ralentissement manifeste en 2025. Avec 149 200 mètres carrés de bureaux placés en 2025, le premier quartier d’affaires européen affiche un « fort repli » de - 31 % d’une année à l’autre.
Une baisse des grands projets
Cet écart de 62 000 m² s'explique par une baisse des grands projets : seuls trois baux supérieurs à 5 000 m² ont été signés en 2025 contre huit en 2024. Il s’agit du fabricant de câbles Nexans qui a annoncé, en mai, la prise à bail de 6 500 m² dans l’immeuble Arkema d’Unibail-Rodamco-Westfield. Plus récemment, la préfecture des Hauts-de-Seine a signé, en décembre, avec Icade, la filiale de la Caisse des dépôts, pour 15 000 m² sur la tour Eqho.
S’agissant du troisième bail signé, les données restent encore confidentielles, les instances représentatives du personnel n’ayant pas encore été consultées, mais il s’agirait, selon nos informations, d’une surface de 30 000 mètres carrés.
La Défense est, en réalité, « portée par les petites et moyennes surfaces inférieures à 1 000 m² dont le marché reste stable », explique, à La Tribune, Virginie Houzé, directrice études et recherche de JLL France.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Reste que la méthodologie d’Immostat « occulte des transactions tout aussi importantes d’entreprises qui font le choix de se réengager au terme de leur bail et qui, sans déménager, participent tout autant à l’activité du marché locatif », réagit, pour La Tribune, Pierre-Yves Guice, directeur général de l’établissement public Paris-La Défense.