Même si les sénateurs ont voté mi-mars en faveur d'un net assouplissement de la loi ZAN (Zéro artificialisation Net), avec la volonté d'exempter des comptages le logement social notamment, il n'empêche que celle-ci contraint fortement les collectivités locales dans leur politique d'aménagement du territoire (et devrait continuer de les contraindre, même si certaines des mesures adoptées par le Sénat le mois dernier étaient validées par les députés).
Dans nombre de métropoles, l'équation vire au cauchemar, chaque m² déjà artificialisé doit être optimisé. C'est le cas de ce qu'on appelle les entrées de ville, ces espaces situés en périphérie immédiate des grandes agglomérations et où sont souvent installées des grandes surfaces commerciales (alimentaires ou autres).
Avec des espaces présentant une très faible densité de construction, associée à une imperméabilisation très élevée des sols avec des surfaces parfois gigantesques de parkings par exemple. C'est à ce chantier que souhaite s'attaquer Icade, foncière et promoteur immobilier (1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2024), filiale de la Caisse des Dépôts.