EXCLUSIF. La proposition de loi du député macroniste Thomas Cazenave visant à rationaliser la gestion du patrimoine immobilier de l'État arrive, ce 14 janvier, en commission des finances à l'Assemblée. L'ancien colocataire de Bercy est en négociation avec David Amiel, l'actuel ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État.Près de 23 millions de mètres carrés. Selon la direction de l’Immobilier de l’État (DIE), rattachée à la direction générale des Finances publiques à Bercy, les services de l’État et de ses opérateurs occupent une telle surface de bureaux. Les 74 millions de m² supplémentaires recensés étant des logements, des établissements d’enseignement supérieur, des locaux techniques, des maisons forestières de l’Office national des forêts (ONF), des bases de gendarmerie et des sous-marins nucléaires.
Opposition des écologistes, du RN et de LFI
Un patrimoine XXL, façon puzzle, que le député macroniste de Gironde, Thomas Cazenave, entend rationaliser avec sa proposition de loi visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l’État. Sur le papier, son objectif est simple : « réduire les surfaces occupées et moderniser les espaces, pour atteindre l’objectif de réduction de 25 % du parc immobilier d’ici à 2032, tout en améliorant les conditions d’accueil des usagers et de travail des agents publics ».
Ce texte cosigné par 153 députés, du PS à Liot en passant par le « bloc central » et la Droite républicaine, arrive en commission des Finances ce mercredi 14 janvier, avant d’être examiné en séance publique le 27. Il a été amendé par des députés écologistes, qui sont contre ce projet de foncière, du Rassemblement national et de la France insoumise. Ces deux derniers groupes politiques avaient déjà saisi le Conseil constitutionnel en ce sens à la suite de l’adoption du budget 2025.