Richesse, héritage, impôts : la France face au mur démographique à venir
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Des immeubles d’appartements résidentiels à Paris.
GFM - REUTERS - GONZALO FUENTES - Gonzalo Fuentes
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Des immeubles d’appartements résidentiels à Paris.
GFM - REUTERS - GONZALO FUENTES - Gonzalo Fuentes
Comment le choc démographique va-t-il bouleverser le patrimoine des Français et le budget de l’État ? C’est à cette double question cruciale que les économistes de BPCE ont tenté de répondre dans une note instructive dévoilée ce mardi 14 avril. Sur la période 2026-2040, le patrimoine net des personnes décédées (patrimoine brut moins l’endettement) grimperait à 3 832 milliards d’euros. Il s’agit d’une hausse vertigineuse de 47 % (+1 222 milliards d’euros) par rapport à la période 2011-2025.
« Le patrimoine net des personnes décédées devrait augmenter sensiblement. Les masses sont considérables », a déclaré José Bardaji, directeur des études et prospectives devant la presse. En matière de flux successoral, la hausse donne également le tournis (+47 % ; 1 992 milliards) pour s’établir à 6 246 milliards d’euros.
Sans surprise, cette envolée de la richesse nette s’explique par une accélération du vieillissement de la population française. En 2025, les plus de 65 ans représentent le même poids dans la population française que les moins de 20 ans (22 %) alors que la part de ces derniers était largement supérieure il y a 30 ans (26 % contre 15 % pour les 65 ans). Le nombre de seniors a quasiment doublé sur cette période.