C’est écrit noir sur blanc dans le document de présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 : « le taux de prise en charge des cures thermales sera diminué » pour économiser 200 millions d’euros. De quoi provoquer des réactions aux quatre coins du territoire.
Dès le 4 novembre, le sénateur (LR) de l’Aveyron, Jean-Claude Anglars, avait ainsi interrogé le gouvernement sur le projet de décret misant à mettre fin au remboursement intégral de ces cures pour les patients atteints d’une affection de longue durée. C’est Charlotte Parmentier-Lecoq, la ministre chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, qui lui avait répondu, évoquant un alignement du niveau de prise en charge des cures pour les patients en ALD, aujourd’hui de 100 %, sur celui des autres patients, c’est-à-dire 65 % ainsi qu’une réduction du taux de prise en charge par l’assurance maladie des forfaits thermaux pour l’ensemble des patients en l’abaissant de 65 % à 15 %.
Alors que le texte vient de revenir à l’Assemblée nationale en deuxième lecture, le Conseil national des établissements thermaux (CNETh) est toujours en train de négocier avec le cabinet du Premier ministre sur ce dossier sensible.