Finances publiques : pourquoi le Département de l’Hérault aborde 2026 plus sereinement
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Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l'Hérault, le 13 janvier 2026.
Cécile Chaigneau
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Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l'Hérault, le 13 janvier 2026.
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En septembre 2025, le Conseil départemental de l’Hérault s’affichait au bord de la rupture budgétaire et un rapport de la Chambre régionale des comptes estimait que ses finances avaient basculé dans « une zone devenue à risque ». Le président de la collectivité départementale Kléber Mesquida (ex-socialiste) évoquait alors la baisse des recettes, une dynamique continue de dépenses d’intervention sociale liées à une démographie croissante (12 000 à 15 000 nouveaux habitants par an), et un État insuffisamment engagé. Il rappelait aussi l’impact de plusieurs facteurs sur les indicateurs financiers de la collectivité : l’Hérault est le 7e département le plus pauvre de France, le 4e département avec le taux de chômage le plus élevé, et affiche le poids de l’aide sociale (personnes âgées, RSA et handicap) par habitant le plus élevé de France.
La situation délicate des finances départementales n’était alors pas une exception, le rapport 2025 de l'Observatoire des finances et de la gestion publique locales (paru en juillet 2025) indiquant notamment que dix-huit départements avaient une épargne nette négative en 2024 (6 en 2023) et deux, la Gironde et l’Hérault, présentaient même une épargne brute négative. Soit des collectivités vivant au-dessus de leurs moyens.
A l’occasion des vœux, ce 13 janvier 2026, Kléber Mesquida est moins alarmiste, mais sous conditions.
Pourtant, il y a encore quatre mois, l’élu évoquait « un impact de 103 millions d’euros fin 2024 » émanant d'une fraction de la TVA nationale amputée de 31 millions d’euros, de mesures décidées par l’État « par exemple l’augmentation du RSA, que je ne conteste pas » qui privaient la collectivité de 51 millions d’euros, et de la perte de 52 millions d’euros de droits de mutation à titre onéreux (DMTO, versés pour chaque transaction immobilière). Avec une conséquence funeste pour le budget 2025 : « Sur les 1,5 milliard d’euros, il manquerait 53 millions d’euros », estimait alors le président du Département.