Le département de l’Hérault au bord de la rupture budgétaire
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Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault, lors de la dernière session le 15 septembre 2025
©DEPT34 - Philippe HILAIRE
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Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault, lors de la dernière session le 15 septembre 2025
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En 2022, le département de l’Hérault affichait une santé financière confortable, avec une épargne brute confortable (238 millions d’euros) et une dette maîtrisée (568 millions d’euros). Des marges qui lui permettaient de développer ses politiques publiques et d’affronter une évolution de conjoncture. Fin 2024, la situation s’est retournée et le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie, qui vient de paraître, fait état d’une situation « devenue à risques ». En cause, la baisse de recettes et une dynamique continue de dépenses d’intervention sociale.
Une situation qui n’est malheureusement pas une exception. Selon le rapport 2025 de l'Observatoire des Finances et de la gestion publique locales (paru en juillet dernier), « en 2024, la situation financière des départements continue de se détériorer : le délai moyen de désendettement est passé de 4,2 ans en 2023 à 6,7 ans en 2024, soit une hausse de 2,5 ans ». Tandis que 18 départements avaient une épargne nette négative en 2024, contre 6 en 2023, l’Observatoire pointe que deux départements, la Gironde et l’Hérault, présentent même une épargne brute négative. Autrement dit, si l’épargne brute est négative, la collectivité vit au-dessus de ses moyens.
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« Les magistrats de la CRC regardent les chiffres, ils ne comprennent pas pourquoi on en est arrivé là », s’agace en préambule le président (ex-socialiste) du département, Kléber Mesquida… Qui rappelle une donnée majeure : avec 1, 2 million d'habitants au 1er janvier 2025, l’Hérault est le deuxième département (sur les treize en Occitanie, après la Haute-Garonne) avec la plus forte démographie. L’élu le martèle : « L’Hérault accueille 12 000 à 15 000 nouveaux habitants par an, ce qui signifie plus de services au public ». Et Kléber Mesquida évoque en premier lieu une charge lourde, « obligatoire et incompressible » qui incombe aux collectivités départementales : l’aide sociale.
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