157 milliards d’euros : le montant pharaonique de la facture de l'apprentissage sous Macron
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Le président de la République Emmanuel Macron
REUTERS - Louiza Vradi
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Article mis à jour à 14h15 avec la réaction de Bruno Coquet et le déplacement ministériel
Vers la fin de « l’âge d’or » de l’apprentissage ? Portée par la réforme de 2018 et le « quoi qu’il en coûte » post-Covid, la politique de l’apprentissage a franchi des sommets ces dernières années en France. Mais la crise des finances publiques et les coupes budgétaires ont freiné les embauches. Malgré ce tour de vis, le coût est estimé à 20,5 milliards d’euros en 2026, selon une note de l’économiste Bruno Coquet pour l’OFCE consultée en avant-première. Ce spécialiste du marché du travail rappelle que la facture a culminé à 24,1 milliards d’euros en 2024 avant de redescendre progressivement à 22 milliards d’euros en 2025.
« Ce budget reste élevé en raison des effectifs d’apprentis, mais le coût unitaire réel par apprenti baisse et retrouverait en 2026 son niveau de 2019 », commente l’économiste. « On a poursuivi des objectifs illusoires de 1 million de jeunes en apprentissage via le service public de l'emploi mais cela n'a pas eu d'effet alors que le marché du travail était très dynamique », tacle Bruno Coquet. En déplacement dans le Maine et Loire ce jeudi, les ministres Jean-Pierre Farandou (Travail), Édouard Geffray (Education nationale) et Sabrina Roubache (Citoyenneté) doivent rencontrer des acteurs de l'apprentissage et des missions locales.
Pour aboutir à ce chiffre, l’auteur prend en compte les aides directes aux ménages (4,1 milliards d’euros), les aides directes aux employeurs (7,4 milliards d’euros), les coûts pédagogiques (8 milliards d’euros) et autres financements (1 milliard d’euros). Entre 2018, année d’entrée en vigueur de la réforme sous Macron, et 2026, la facture s’est envolée à 157 milliards d’euros. Le coût interroge au ministère des Finances secoué par la dérive des finances publiques. Rapporté au produit intérieur brut (PIB), le montant de l’enveloppe retrouve son niveau de 2021 (0,67 % du PIB) mais reste deux fois supérieur à son niveau de 2019 (0,33 %).
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