Les milliards de l'apprentissage dans le collimateur de Bercy
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Bercy tacle les aides à l'apprentissage parfois jugées disproportionnées.
Reuters
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Bercy tacle les aides à l'apprentissage parfois jugées disproportionnées.
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L'apprentissage agite les débats en cette rentrée scolaire. En déplacement à Lyon pour l'inauguration d'une nouvelle usine Sanofi ce mardi 10 septembre, Emmanuel Macron a prévu de se rendre ensuite à l'événement Worldskills. Dédiée aux compétences et à l'apprentissage, cette compétition attire chaque année des centaines de jeunes du monde entier. Le président du Medef, Patrick Martin, a également prévu de passer trois jours dans la métropole lyonnaise en présence de 150 patrons adhérents de l'organisation paritaire.
Entouré de caméras, le chef de l'Etat ne devrait pas manquer de vanter son bilan de l'apprentissage après l'épisode houleux de la dissolution de l'Assemblée nationale et le brouillard politique estival. Derrière cette vaste opération de communication, les milliards de l'apprentissage sont de plus en plus contestés. En plein marasme budgétaire, le ministre de l'Economie sortant Bruno Le Maire a d'ailleurs plaidé pour réformer les aides à l'apprentissage dans son ultime audition à l'Assemblée nationale lundi 9 septembre.
De son côté, le rapporteur général du budget Charles de Courson (LIOT) s'est également montré favorable à une transformation des aides. Parmi les économies qu'il qualifie de justes, il cite la « concentration » de l'apprentissage sur les formations antérieures à Bac+4 ou Bac+5.
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Au Parlement, un consensus semble se dessiner autour d'une possible révision des aides à l'apprentissage comme chez les économistes. Sur les soutiens aux entreprises, « les aides à l'apprentissage font partie des pistes d'économies », rappelle Simon-Pierre Sengayrac, professeur de Finances publiques à Sciences-Po Paris. Reste à savoir si le gouvernement Barnier va s'emparer de ce dossier économiquement et politiquement sensible. Rassuré par la nomination de Michel Barnier à Matignon, le patronat pourrait être vent debout contre des coupes dans les enveloppes de l'apprentissage. Pour rappel, les entreprises peuvent bénéficier d'une aide de 6.000 euros pour le recrutement d'un apprenti.
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