Les controverses autour de l’implantation du géant Shein au BHV Marais auront eu le mérite de placer le sujet au cœur des débats. Si la nouvelle équipe dirigeante du grand magasin parisien a annoncé, à l’occasion du changement de propriétaire, interrompre son partenariat avec la plateforme singapourienne, l’enseigne d’ultra fast fashion a prévu l’ouverture de points de vente dans cinq autres villes françaises. Symbole, s’il en manquait, de la désormais prédominance des modèles à bas prix.
Dans la zone commerciale de Plan de Campagne, la plus grande de France et l’une des plus importantes à l’échelle européenne, c’est la très probable implantation de l’enseigne d’habillement irlandaise Primark qui fait débat. Sous l’ancienne majorité municipale, un permis de construire visant à la construction de 10 000m² de surface commerciale avait été voté. « C’était une coque vide : le permis a été validé sans savoir ce qui allait la remplir », explique Romain Amaro, nouveau maire (divers droite) des Pennes-Mirabeau, commune sur laquelle s’étalent deux tiers de la zone commerciale de Plan de Campagne – le tiers restant étant implanté sur la commune de Cabriès. En mars dernier, à son arrivée au siège de Premier Magistrat, les suspicions de l’arrivée de Primark vont bon train. Un rendez-vous en avril avec le propriétaire de 30% de Plan de Campagne, le groupe Barneoud, confirme l’arrivée de la marque de textile bas prix. Le groupe espère ainsi relancer une dynamique et estime que Primark « est une locomotive », argumente Jonathan Timsit, président du groupe Barneoud, auprès de BFM Marseille. « Aucun document écrit ne stipule cette implantation, mais le propriétaire le confirme à l’oral », affirme Romain Amaro.