« Si l’ANRU était supprimée, cela accentuerait les inégalités territoriales »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gilles Leproust est maire d'Allonnes (Sarthe) depuis 2008
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gilles Leproust est maire d'Allonnes (Sarthe) depuis 2008
DR
LA TRIBUNE : Vous venez d’être réélu président de l’association Ville & Banlieue. Quelles sont vos priorités ?
GILLES LEPROUST : Nous entendons poursuivre le travail d’interpellation de l’État pour que la voix des 6 millions d’habitants des quartiers politique de la ville (QPV) ne soit pas reléguée au second plan, comme c’est trop souvent le cas. Avec le bureau, nous serons attentifs à ce que la politique de la ville ne soit pas une variable d’ajustement dans le projet de loi de finances 2027 car si l’enveloppe des contrats de ville a été globalement maintenue dans le budget 2026, avec toutefois une baisse, les colos apprenantes ont été supprimées avant d’être rattrapées bon an mal an par les caisses d’allocations familiales et nos collectivités. Nous n'oublions pas non plus l'importante baisse sur la ligne budgétaire des quartiers d'été. Nous veillerons également à la question du droit commun dans nos territoires, les différents ministères n’étant pas au niveau.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ont pourtant confirmé, dans le cadre du projet de loi de relance du logement, un troisième et nouveau programme de renouvellement urbain (NPNRU) porté par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) baptisé ANRU 360…
À lire également
Le ministre Jeanbrun nous reçoit ce mercredi après-midi et nous comptons bien lui demander comment sera financé cet ANRU 360 et le nombre de QPV concernés. Alors que le NPNRU II était doté de 12 milliards d’euros, est évoquée une enveloppe de 5 milliards d’euros portée par Action Logement et les bailleurs sociaux. Ça risque de coincer financièrement encore, alors même que depuis le premier NPNRU a permis de modifier les quartiers par l’aménagement urbain, la construction d’équipements publics, la réhabilitation et la construction de logements… Je le vois à Allonnes, les crédits ANRU ont permis de financer des projets qui ont profondément redessiné la commune.