Le gouvernement contraint à de nouvelles mesures de « refroidissement » des dépenses publiques
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Le premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre Roland Lescure.
REUTERS - Stephanie Lecocq
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Le premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre Roland Lescure.
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À ce stade de l'année, les dépenses publiques pourraient déraper de 5 milliards d'euros par rapport au budget 2 026. C'est ce que le gouvernement a annoncé, mardi 7 juillet, à l'occasion d'un nouveau comité d'alerte des finances publiques organisé à Bercy.
Présidée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, la réunion a accueilli, en fin de matinée, plusieurs ministres — Roland Lescure (Économie), David Amiel (Comptes publics), Jean-Pierre Farandou (Travail), Stéphanie Rist (Santé) et Françoise Gatel (Collectivités) —, les parlementaires, les représentants des élus locaux, de la Sécurité sociale, de l’État et les partenaires sociaux.
Dans son évaluation, le gouvernement identifie un risque de dérapage des dépenses de l'État et de la Sécurité sociale à hauteur de 3 milliards d'euros. Dans le détail, les dépenses de l'État s'accroîtraient de 2 milliards, tandis que celles de l'Assurance maladie déraperaient d'un milliard.
S'agissant de l'État, la hausse des dépenses proviendrait, principalement, des aides débloquées (1,4 milliard d'euros) depuis avril pour venir en aides aux ménages et aux secteurs affectés par la crise au Moyen-Orient. Elle serait aussi due à certains budgets ministériels, mais Bercy n'a pas fait plus de commentaires.
Côté Sécu, le dérapage proviendrait des rentrées de cotisations sociales inférieures aux estimations, ainsi que des revalorisations de prestations plus importantes, selon le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale.
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Un constat qui va conduire l'exécutif à « prendre 3 milliards d'euros de mesures de refroidissement de la dépense pour compenser ces risques de 3 milliards d'euros », a annoncé le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel.
Concrètement, Bercy indique que des mesures de gestion — gels ou annulations de crédits — devraient être prises d'ici septembre. Mais le ministère n'a pas voulu en dire davantage sur le détail de ces mesures. Sur un plan technique, on ne sait pas si elles seront prises en autorisation d'engagement (AE) ou en crédits de paiement (CP). Un examen, ministère par ministère, devrait être réalisé dans les prochains jours et semaines. « Voilà qui ressemble à du cabotage budgétaire, davantage qu'à un véritable cap qui nous avait été annoncé », a déploré le sénateur Les Républicains (LR) et rapporteur général du Budget, Jean-François Husson.