Rejet de la taxe Zucman : le Premier ministre Lecornu à la recherche d'un compromis
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Coincé dans une équation parlementaire insoluble, le Premier ministre est désormais sommé par le Parti socialiste d'avancer des "mesures alternatives de justice fiscale".
ZEUS - ZUMA Press Wire via Reuters Connect - Represented by ZUMA Press, Inc. - Alexis Sciard
Le front du refus sur l’impôt des ultrariches place l’exécutif devant une alternative complexe: réactiver l’ISF ou voir son budget censuré. L’issue est un test de survie politique pour Sébastien Lecornu.
Les socialistes ont essuyé un revers politique sur la fiscalité des hauts patrimoines. Le bloc central, la droite et le Rassemblement national ont uni leurs forces pour rejeter en bloc la taxe Zucman à 2 % sur les actifs supérieurs à 100 millions d’euros, invalidant également le compromis socialiste de 3 % sur 10 millions d’euros.
Coincé dans une équation parlementaire insoluble, le Premier ministre est désormais sommé par le Parti socialiste d’avancer des « mesures alternatives de justice fiscale », telles que le retour à l’ISF ou la modification de la niche Dutreil, sous peine de se voir censuré.
La session budgétaire à l’Assemblée nationale s’est transformée en un test de survie politique pour le gouvernement, dont l’issue dépend désormais de sa capacité à rompre l’isolement de Sébastien Lecornu. Sa présence dans l’hémicycle, juste après un déjeuner tendu avec les responsables socialistes Olivier Faure et Boris Vallaud, a clairement posé le débat : la gauche conditionne la non-censure du budget à l’imposition effective des hauts patrimoines.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a résumé ce déjeuner ainsi : « Nous n’avons pas avancé ni abouti. » Cette impasse est la conséquence directe du front du refus qui s’est dressé contre la proposition phare de la gauche unie. La taxe de l’économiste Gabriel Zucman a été rejetée avant même un examen approfondi.
Le veto des « biens professionnels » bloque le budget
Ce rejet est l’œuvre d’une coalition allant du bloc central à la droite, incluant le Rassemblement national. L’opposition ne s’est pas limitée à une question de taux, mais a ciblé le principe même de l’assiette. Marine Le Pen a annoncé qu’elle s’opposerait au dispositif, rejoignant la droite et le bloc central dans le refus de toute imposition sur les « biens professionnels », qu’ils jugent néfastes à la dynamique économique.
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