Les députés ont voté pour la partie recettes ce vendredi midi, laissant le champ libre pour les discussions autour de la partie dépenses dès cet après-midi. Plusieurs mesures vont de nouveau tendre les débats, comme la suspension de la réforme des retraites.C'est une première victoire pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, que n'avaient pas eue ses prédécesseurs. La partie recettes du budget de la Sécurité sociale a été adoptée ce vendredi par 166 voix contre 140, permettant de continuer les discussions sur la partie dépenses. Plus tôt dans la matinée, l'exécutif a bien cru que cette partie ne passerait pas, puisque les écologistes ont affirmé qu'ils voteraient contre le texte. Finalement, l'alliance des députés Renaissance, MoDem, PS et des indépendants de Liot a permis de faire basculer le vote de quelques voix.
Le PS, par la voix de Jérôme Guedj, s'est réjoui d'un compromis sur une hausse de la CSG sur les revenus du capital trouvé tard dans la nuit. Ce dernier a exclu les PEL, assurances vie, les plus-values immobilières et les revenus fonciers du dispositif pour un rendement d'1,5 milliard d'euros, loin des 2,8 milliards d'euros espérés initialement. Pour s'assurer d'un vote favorable du Parti à la rose, le gouvernement a ainsi assuré ne pas vouloir doubler les franchises médicales - ces parts non remboursées sur les consultations médicales et les médicaments - par décret.
Le gouvernement envisage aussi de lâcher du lest sur l'objectif des dépenses de l'Assurance maladie (l'Ondam) et de les augmenter « jusqu'à +2,5 % », contre une hausse d'environ 2% prévue jusqu'ici.
Jérôme Guedj a également souligné la nécessité de voter pour cette première partie du texte si l'hémicycle voulait aborder la fâcheuse mesure de la suspension des retraites, qui se trouve dans la partie dépenses du budget. Si le vote de ce vendredi avait été défavorable, ce veto aurait emmené tout le budget avec lui et compromis une loi de financement de la Sécurité sociale pour le 31 décembre.