Syndicats, patronat et gouvernement sur le fil pour trouver un accord sur l'assurance chômage
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Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou.
Reuters
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Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou.
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Y aura-t-il un accord entre le patronat et les syndicats sur l'assurance chômage ? Pour l'heure, c'est le gouvernement qui détient les clés. Ce vendredi, l'ensemble des organisations patronales ainsi que la CFDT, FO et la CFTC ont adressé une lettre au Premier ministre lui imposant trois conditions à la poursuite de négociations sur les contrats courts et les ruptures conventionnelles entamées mercredi.
Ils demandent à Sébastien Lecornu de retirer la lettre de cadrage qu'avait rédigé son prédécesseur, François Bayrou, qui demandait des économies sur l'assurance chômage.
Le Premier ministre devra également adresser l'agrément de l'avenant sur le bonus-malus pour les contrats courts, une demande du patronat pour réduire le nombre d'entreprises concernées par ces systèmes de taxation, ainsi que la publication d'un décret pour rendre effectif le raccourcissement de six à cinq mois de la durée de travail nécessaire au cours des 24 derniers mois, pour les primo-entrants à l'assurance chômage, réclamé par les syndicats.
À la suite de cette lettre, le cabinet du ministre du Travail a répondu que « le ministère se réjouit que les négociations démarrent » et « qu'une réponse sera rapidement apportée au courrier et aux demandes exprimées par les organisations représentatives ».
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Et le gouvernement n'aura pas d'autres choix que de répondre aux demandes dans les temps, puisque le patronat a déjà annoncé ne pas vouloir poursuivre les négociations le cas échéant. Même son de cloche côté syndicats. L'échéance est fixée au 15 janvier, date de la prochaine négociation entre le patronat et les organisations syndicales.